Intelligence artificielle : Haiku se finance pour équiper les avocats et professions juridiques
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L'équipe de la start-up bordelaise Haiku spécialiste de l'IA appliquée aux métiers du droit.
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L'équipe de la start-up bordelaise Haiku spécialiste de l'IA appliquée aux métiers du droit.
Haiku
Après une première levée de fonds de 1,3 million d’euros fin 2024, Haiku a bouclé un second tour de table de trois millions d’euros, mené par Newfund NAEH Innopy et Newfund Velocity. Spécialiste de l’IA appliquée au droit, la legaltech bordelaise qui emploie une trentaine de personnes entend ainsi recruter quinze nouveaux collaborateurs cette année sur la région bordelaise principalement en R&D et sur des fonctions commerciales.
Haiku prévoit en effet de se lancer en Italie et Espagne début 2027, en raison de la proximité de leur système juridique et de leur taille de marché. « L’Italie compte 230 000 avocats, c’est trois fois plus qu’en France où travaillent 75 000 avocats », avance Jules Touzet, juriste de formation et fondateur de Haiku.
Avec sa solution d’IA juridique, l’entreprise cible les cabinets d’avocats mais aussi les directions juridiques, les conseillers juridiques, les experts comptables et les notaires, « globalement les professions réglementées avec un volet juridique », précise Jules Touzet qui revendique 5 000 utilisateurs, dont 2 000 avocats indépendants et près de 200 cabinets. La jeune pousse vise désormais entre 10 000 et 15 000 clients utilisateurs dès cette fin d’année 2026. Haiku équipe déjà depuis juillet 2025 l'ensemble du Barreau de Bordeaux.
Cette aventure entrepreneuriale visait au départ à répondre à une problématique en cabinet. En l’occurrence, « je me demandais toujours dans quel dossier j’avais déjà croisé telle ou telle question », explique Jules Touzet qui soulève ici un enjeu de valorisation et d'exploitation de la connaissance interne. Mais Haiku va désormais plus loin et orchestre l’intégralité du processus de production d’un cabinet d’avocat.
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La solution développée par l’entreprise propose de faire de la recherche interne et externe, des analyses et de la production d’actes juridiques et judiciaires. « Cela va de la réalisation de tâches chronophages et sans valeur ajoutée à des tâches à forte valeur ajoutée », résume Jules Touzet. Haiku en est aujourd’hui à la troisième version de sa plateforme avec « un système d’orchestrateur qui dirige les agents dans le cadre d’une tâche complexe et intègre des points de validation humaine. »
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