Gigafactory IA : Scaleway fédère six gros acteurs de plus pour construire « une usine à tokens »
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Au total, le consortium AION compte donc pas moins de 28 membres désormais.
Gemini
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Au total, le consortium AION compte donc pas moins de 28 membres désormais.
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Cet été, en plein cœur de la Coupe du monde de football, une compétition d’un autre genre devrait se dérouler à fleurets mouchetés. Celle de l’appel d’offres de la Commission européenne pour faire sortir de terre des gigafactory IA. On attend toujours le coup d’envoi de la procédure d’ici la fin du printemps. Mais « l’équipe de France est prête », d'après Jérôme Berger, directeur de la stratégie et du capital-investissement d’Orange.
Car l’opérateur vient de rejoindre le consortium AION lancé l’année dernière par Scaleway, la filiale cloud de son rival Iliad, la maison mère de Free. Outre Orange, le champion européen des supercalculateurs Bull, l’énergéticien EDF, le fonds d’infrastructure Ardian, le groupe de services numériques Capgemini et l’entreprise de conseil en data et IA Artefact ont annoncé eux aussi leur ralliement ce 20 mai. « Un moment fondateur », veut croire Thomas Reynaud, le directeur général d’Iliad.
Au total, AION compte donc pas moins de 28 membres désormais dont les instituts de recherche Genci et Inria, le Crédit agricole, Sopra Steria, Eviden, et des start-ups d'intelligence artificielle comme Hugging Face, SiPearl et Kyutai dont Iliad est actionnaire avec le groupe CMA CGM (propriétaire de La Tribune, ndlr). Citons également quelques gros acteurs industriels comme Schneider Electric, Equans et Nokia.
Tous seront clients de l’infrastructure et inciteront également leurs propres partenaires à l’utiliser. Ce qui a l’avantage de sécuriser la commande privée, avant même la construction de ce que Damien Lucas, le directeur général de Scaleway, appelle désormais une « usine à tokens ».