En 2025, les cyberattaques ont frappé tous les secteurs, de l’industrie automobile aux télécoms, en passant par les services publics. Une menace qui frappe l’économie « réelle », certaines cyberattaques ayant par exemple démontré leur capacité à stopper net des usines entières. Cette vulnérabilité est accentuée par les échanges avec l’intelligence artificielle, qui ouvre des failles inédites, et par le climat géopolitique tendu.
Dans son Panorama de la cybermenace 2025, publié en mars, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) constate « un niveau de cybermenace qui reste élevé, qui n’épargne personne et qui est le fait d’attaquants toujours plus difficiles à suivre ».
Au cours de l’année, l’ANSSI a ainsi traité 3 586 événements de sécurité, en baisse de 18 % par rapport à 2024, un recul qui pourrait « s’expliquer par les pics de signalements observés pendant les Jeux olympiques de Paris ». Le panorama recense 2 209 signalements et 1 366 incidents, avec quatre secteurs particulièrement visés : l’éducation et la recherche (34 %), les ministères et les collectivités territoriales (24 %), la santé (10 %) et les télécommunications (9 %). L’Agence souligne aussi l’intérêt persistant des attaquants pour les infrastructures critiques, notamment dans l’énergie et les télécoms.