La jeune pousse SeaBubbles, qui avait transporté près de 2.000 passagers durant l'été 2023 sur le lac d'Annecy, attendait des offres de reprise auprès du tribunal de commerce de Lyon (Rhône).
SeaBubbles
Fondée en 2015 par l'ancien skippeur Alain Thébault, SeaBubbles comptait révolutionner la mobilité maritime et nautique avec ses bateaux-taxis capables de voler à 50 km/h au-dessus de l’eau, grâce à la technologie des foils. Reprise par le fonds lyonnais Mediapps Innovation, elle coule finalement aux portes de l'industrialisation.
En fin d'été, la direction du fonds lyonnais Mediapps Innovation semblait y croire encore. C'est finalement par un message laconique que les équipes de SeaBubbles ont confirmé le naufrage du projet de reprise des navettes volantes sur hydrofoil, qui avait pourtant opéré sa première preuve de concept sur le lac d'Annecy, avec près de 2.000 passagers transportés durant l'été 2023.
« Nous vous informons que SeaBubbles cesse définitivement ses activités. Dans ce contexte, les adresses e-mail professionnelles ne sont désormais plus consultées et ne seront prochainement plus accessibles ».
Fondée en 2015 par l'ancien skippeur Alain Thébault, l'entreprise SeaBubbles comptait bien révolutionner la mobilité maritime et nautique, en proposant notamment des bateaux-taxis capables de voler à 50 km/h au-dessus de l’eau, grâce à la technologie des foils.
Revendue finalement au fonds lyonnais Mediapps Innovation, présidé par Bechara Wakim, fin 2020, la transaction s'était finalement soldée par une série d'échanges houleux entre l'ex-fondateur et le nouvel acquéreur de SeaBubbles. A tel point qu'un dépôt de plainte pour diffamation avait été déposé par les repreneurs de SeaBubbles.
Homologation et commercialisation lancée
Pourtant, la jeune pousse affichait il y a quelques mois encore, ses ambitions de rebond : avec ses 15 salariés et un chiffre d'affaires non communiqué, elle avait annoncé courant 2024 l'homologation de son second « bateau volant », pouvant transporter huit passagers (contre quatre pour son modèle initial), toujours à partir de la technologie des foils couplée à des moteurs électriques et/ou hydrogène.
Après avoir vendu un premier exemplaire à un opérateur de bateaux en Suisse, dont le nom n'avait pas été précisé (pour un prix estimé à 650.000 euros), SeaBubbles rencontrait une nouvelle zone de turbulences depuis cet été, faute de trouver son public, que ce soit en France ou à l'étranger.
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