Guillaume Kempf (Skylo) : « Le satellite est en train de devenir une infrastructure de base du réseau télécom »
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Guillaume Kempf, directeur financier de Skylo.
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Guillaume Kempf, directeur financier de Skylo.
DR
Depuis fin 2025, des opérateurs télécoms comme Orange proposent de connecter directement nos smartphones au satellite. On appelle cela le « Direct to Device ». Sur ce marché, la start-up américaine Skylo entend devenir un intermédiaire incontournable entre les constellations et les opérateurs grâce à sa plateforme standardisée. Fondée en 2017 par des ingénieurs du MIT et de Stanford, l'entreprise compte Samsung, Nokia, Intel et BMW à son capital. Le point avec Guillaume Kempf, le directeur financier français de la start-up.
LA TRIBUNE. L’introduction en Bourse record de SpaceX et l’euphorie autour du spatial vous ont-elles profité ?
GUILLAUME KEMPF. Nous n’avions pas de levée de fonds en cours, donc d’un point de vue financier, non. Mais le climat général est favorable et notre activité croît. Nous allons d’ailleurs passer de 150 collaborateurs à 200 d’ici la fin de l’année. Nous comptons environ 80 appareils et puces certifiés et nous venons de signer un quatrième partenariat avec l’entreprise émiratie Space42 pour accéder à son satellite Thuraya 4.
Le satellite est-il toujours vu uniquement comme un complément du réseau télécom ?
Le discours évolue : le satellite est maintenant en train de devenir une partie intégrante du réseau, une infrastructure de base au même titre que la fibre optique terrestre ou les câbles sous-marins. Ce que nous imaginons, chez Skylo, c’est qu'à l'avenir, les smartphones des utilisateurs pourraient basculer des antennes terrestres au satellite en fonction de la meilleure performance ou en cas de coupure, par exemple.