L'IA finira par tout contrôler : le récit de la fin du capitalisme par Elon Musk
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L'entretien de The Economist avec Elon Musk.
Capture d'écran YouTube
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L'entretien de The Economist avec Elon Musk.
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L’IA dépassera l’intelligence humaine dans cinq ans, les robots rendront le travail et l’argent obsolètes dans dix ans, la Grande-Bretagne sombrera dans la guerre civile dans vingt ans : dans un entretien accordé à The Economist, Elon Musk déroule sa vision du futur comme un scénario écrit d’avance, où l’intelligence artificielle finit par tout contrôler, jusqu’à l’économie elle-même.
Le récit se veut fluide, presque rassurant dans sa cohérence interne. Ce qui dérange, ce sont les pièces manquantes. Qui possède les machines ? Qui décide des règles ? Qui paie la facture sociale ?
Face à Zanny Minton Beddoes, Musk fixe d’abord un point de bascule : « dans environ cinq ans », les systèmes d’IA pourraient dépasser la somme de toute l’intelligence humaine, au point qu’« il n’y aura vraiment plus rien que l’IA ne puisse faire mieux que les humains, à part être humain peut-être ».
La super-intelligence devient une simple date dans le calendrier. L’homme le plus riche du monde en fait le socle de sa stratégie industrielle, des data centers spatiaux aux robots humanoïdes Optimus, censés produire à la chaîne cette puissance de calcul et les biens physiques de ce futur annoncé.
Ensuite vient la décennie des robots. D’ici dix ans, anticipe Musk, l’IA et la robotique créeront un « âge d’abondance incroyable » où « chacun pourra avoir tout ce qu’il peut imaginer », avec des machines capables de fournir presque n’importe quel bien ou service pour un coût marginal proche de zéro.
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Le travail humain devient alors « optionnel », assimilé à un loisir, et l’argent, simple instrument de rareté, devient « secondaire, voire obsolète » dans un monde où l’offre déborde largement la demande. Pour encadrer ce basculement, Musk revendique un « revenu universel élevé » chargé de redistribuer la richesse créée par l’IA et la robotique.
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