Après les objets connectés et les capteurs autonomes, la deeptech Iten s'ouvre aux implants médicaux. Sélectionnée pour participer à un projet collaboratif européen, elle planche désormais sur l'adaptation de sa technologie pour développer notamment des micro-batteries innovantes destinées aux pompes cardiaques.Ses micro-batteries solides, développées depuis fin 2011 et reposant sur près de 200 brevets, sont déjà embarquées dans des capteurs dédiés aux objets connectés, des montres, des écouteurs... Ou plus récemment, dans un « tracker » miniaturisé de suivi du frelon asiatique pour le compte du cabinet d'ingénierie Wizzilab et de son partenaire hollandais, VespaTracker.
Avec une technologie reposant sur une architecture entièrement solide, sans électrolyte liquide ni matériau organique, le lyonnais Iten a fait un choix qui se positionne aux antipodes des batteries conventionnelles, afin de remplacer à l'origine les piles boutons par des micro-batteries moins polluantes, rechargeables et dotées d'une durée de vie supérieure (10 à 20 ans).
Depuis 2024, la jeune pousse - qui avait levé 80 millions d'euros en 2022 - dispose déjà d'une première usine à Dardilly, au sein de la métropole de Lyon (Rhône), qui lui permet de produire déjà près de 20 à 30 millions de capteurs par année (dont 50 000 à ou 60 000 unités rien que pour les capteurs dédiés aux frelons asiatiques au cours de l'année à venir, ndlr).
Mais désormais, le Lyonnais s'intéresse aussi de près au secteur de la santé. Récemment sélectionné comme un fournisseur de rang 2 au sein d'un projet collaboratif européen mené dans le cadre du PIIEC Tech4Cure, Iten compte désormais adapter sa technologie de batterie « tout solide » aux implants médicaux de classe III (assistants cardiaques, pompes à insuline, implants auditifs, etc.), qui font partie des dispositifs les plus exigeants en matière de sécurité.