L’A13 ouvre la voie à la généralisation du péage en flux libre
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Déjà neutralisées, les barrières de péage de l'A13 auront toutes été démontées à la mi 2027.
Sanef
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Déjà neutralisées, les barrières de péage de l'A13 auront toutes été démontées à la mi 2027.
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Moins de bouchons, donc moins de pollution, de consommation de carburant, et, au final, des automobilistes bien rodés. Un an après ce qu’elle appelle le « big bang », la Sanef, gestionnaire de l’autoroute A13, dresse un bilan positif du déploiement du péage en flux libre sur l’axe qui relie Paris à la Normandie. Pour mémoire. Depuis le 10 décembre 2024, les conducteurs n’ont plus besoin de marquer l’arrêt aux barrières de péage auxquelles se sont substitués des portiques de détection placés au-dessous des voies.
Le mécanisme de paiement différé mis en place à cette occasion n’a finalement suscité que peu de vagues. Certes des protestations se font entendre sur les réseaux sociaux où les concessionnaires d'autoroutes ont rarement bonne presse, mais même l'association 40 millions d'automobilistes, pourtant prompte à dégainer, applaudit des deux mains au changement.
En réalité, les quelque 100.000 utilisateurs quotidiens de l’A13 -dont 80% d’occasionnels- se sont vite acclimatés au dispositif. Lequel a, au passage, dopé l’acquisition de boitiers de télépéage en hausse de plus de sept points sur un an mais aussi la fréquentation du portail de la Sanef, devenu « l'un des premiers sites marchands de France » aux dires de ses dirigeants.
Dans le détail, 95% des automobilistes ont réglé leur dû dans le délai imparti des 72 heures « sans relance », nous précise t-on. Le gestionnaire assurant se montrer bon prince avec les retardataires dès lors qu'ils joignent son centre d'appel, seul un petit pourcentage s’est vu infliger une majoration comprise entre 10 et 375 euros (le nombre exact de contrevenants à date ne nous a pas été communiqué malgré notre insistance. Début septembre, la Sanef en décomptait 240.000 sur dix mois).
Ce ratio est jugé très encourageant par le directeur général de la Sanef. « Les Français font mentir leur réputation de ne pas respecter les règles, observe en souriant Arnaud Quémard. L’appropriation, la connaissance et la maitrise du système sont bien supérieurs à ceux que l’on rencontre dans d’autres pays ».
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