EasyJet réclame 600 millions de livres de plus à Castlelake pour être racheté

Castlelake affirme que cette troisième offre " se compare favorablement à la valeur actuelle " du cours de l'action EasyJet.
Reuters

Castlelake affirme que cette troisième offre " se compare favorablement à la valeur actuelle " du cours de l'action EasyJet.
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EasyJet et ses investisseurs réclament au moins 600 millions de livres (696 millions d'euros) de plus à Castlelake, selon des informations du Financial Times, qui cite « des actionnaires de premier plan et des personnes au fait des négociations » lundi 22 juin.
La compagnie aérienne a rejeté au cours des dix derniers jours trois propositions de rachat de la société d'investissement américaine, candidate à la reprise de la compagnie aérienne. La troisième proposition a été formulée « à un prix de 625 pence par action » et valorise le groupe britannique à presque 5 milliards de livres (5,7 milliards d'euros).
Castlelake affirme que cette troisième offre « se compare favorablement à la valeur actuelle » du cours de l'action EasyJet, « même en supposant que la compagnie atteigne son objectif ambitieux de générer plus de 1 milliard de livres de bénéfice avant impôts à moyen terme ».
La société doit signaler son intention ferme de faire une offre ou de renoncer au plus tard le 26 juin. Elle précise qu'il n'est à ce stade « nullement certain qu'une offre ferme sera faite ».
La dernière proposition de Castlelake « est hautement opportuniste, formulée dans le contexte d'un cours de l'action EasyJet temporairement déprimé » et elle « continue de sous-évaluer fondamentalement » l'entreprise et ses perspectives, a réagi la compagnie aérienne lundi.
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Début juin, le transporteur britannique avait souligné que le cours de son action était pénalisé par la situation au Moyen-Orient à cause de « son impact sur la confiance des clients et sur les prix du kérosène ». EasyJet avait publié en mai une perte alourdie sur un an au premier semestre de son exercice décalé, pointant déjà les conséquences du conflit, et avait prévenu que le second semestre serait lui aussi affecté.
Face aux informations selon lesquelles « la demande de vacances a flambé ces dernières semaines dans la perspective d'une fin prochaine du conflit au Moyen-Orient », les actionnaires d'EasyJet « pourraient estimer que l'entreprise est en mesure de se remettre rapidement des récentes turbulences », selon Dan Coatsworth, analyste chez AJ Bell.
Le cours de l'action EasyJet s'était envolé de plus de 10 % sur une séance au début du mois, après que la société d'investissement américaine avait annoncé qu'elle envisageait un rachat. L'enthousiasme du marché est nettement plus modéré ce mardi matin : le titre d'EasyJet perdait 0,58 %, à 515 pence, vers 10 h 30, heure française, à la Bourse de Londres.
(Avec AFP)