La ligne Paris-Normandie est de nouveau sur les rails
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Le projet est qualifié "d'intérêt national majeur" par le ministre des transports
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Le projet est qualifié "d'intérêt national majeur" par le ministre des transports
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L’actualité ferroviaire normande est marquée, cette semaine, par le déraillement d’un convoi de marchandises de 800 mètres sur l’axe Caen-Cherbourg. Plus aucun train n’y circule depuis le 11 janvier et pour encore plusieurs jours le temps que les wagons soient dégagés et les voies réparées. Ironie de l’histoire, un autre dossier vieux de 15 ans, celui-là, vient de se remettre sur de bons rails : celui de la ligne nouvelle Paris-Normandie, plus communément appelée LNPN.
Ensablé depuis quelques années en raison de divergences de vues entre les exécutifs normands et franciliens, le projet reprend des couleurs depuis que les deux Régions ont enterré la hache de guerre cet été. Le comité de pilotage, qui s’est tenu le 9 janvier, sous l’égide du ministre des Transports Philippe Tabarot en présence de tous les grands élus locaux et des représentants de SNCF Réseau, a permis de sceller la réconciliation. Au moins pour un temps.
Le communiqué de presse publié par le ministère à l’issue de la réunion indique que « le comité de pilotage a validé la feuille de route visant à refonder le projet ». Derrière cette formule alambiquée se cachent des avancées importantes. Pour une fois unanimes, les chefferies des collectivités, de l’État et la compagnie cheminote sont tombées d’accord sur des « principes clés » qui faisaient débat jusqu’ici. À commencer par le maintien du terminus des TER normands en gare Saint-Lazare, là où certains élus franciliens rêvaient de les arrêter à Mantes après la mise en service du RER E pour désengorger la deuxième gare d’Europe.
Ont été également gravés dans le marbre la création d’une nouvelle gare à Rouen, la nécessité d’écouler le trafic marchandises en provenance du port du Havre et le besoin de 4 voies sur les tronçons très embouteillés reliant la gare Saint-Lazare et le Mantois.
Les parties prenantes se retrouveront à l’automne 2026. D’ici là, SNCF Réseau a proposé un programme de travail dense qui devrait notamment permettre de « lever les réserves foncières non nécessaires » et d’identifier des solutions permettant de réduire les impacts du projet et d’améliorer la régularité des temps de parcours.
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