Il n’était pas dit qu’un DJ électro saurait trouver les mots, une fois par semaine, pour charmer les auditeurs de France Inter en leur racontant sa vie. En leur rappelant avec humour ce qu’il doit à ce « célèbre philosophe grec » qu’est Nikos Aliagas. Parce que Quentin Mosimann – que seule sa mère est encore autorisée à appeler « Quentin », le reste du monde étant prié de dire « Mosi » – a gagné la Star Academy.
C’était il y a 18 ans, le Franco-Suisse avait 20 ans, beaucoup de cheveux, de talent et de colère. Aujourd’hui, il a opté pour la boule à zéro et… la douceur – dans la voix et dans les yeux. « À l’époque, j’étais un peu aigri et énervé. Et surtout j’étais triste. Je ne comprenais pas pourquoi ma mère était endettée, pourquoi on vivait dans un petit endroit comme ça, pourquoi je voyais si peu mon père… », nous confirme-t-il en décochant ce sourire tranquille dont il ne se départ plus.
Quelques minutes plus tôt, lorsqu’on est arrivé dans le bureau qu’il partage avec sa manageuse – et meilleure amie –, Maud, au cœur du 20e arrondissement de Paris, il a ouvert la porte d’un frigo noir très design pour nous proposer de descendre à sa suite dans son « antre ». C’est là, dans un fauteuil en skaï blanc tournant sur lui-même, au milieu de plantes artificielles, qu’il s’est livré à nos questions. « Ma vie me dépasse… », il dit, l’œil gourmand, en guise de prélude.