À quatre mois des élections municipales, la filiale de la SNCF et de la Caisse de dépôt et placement du Québec vient de dévoiler une enquête réalisée par l’Ifop sur les attentes des Français en matière de mobilité.Interrogez n’importe quel Français sur la collectivité qui gère son mode de transport, il n’est pas sûr qu’il vous donne la bonne réponse. La loi d’orientation des mobilités de 2019 a, notamment, confié aux intercommunalités - communautés d’agglomération, communautés urbaines et métropoles - le rôle de la mobilité urbaine. Des intercommunalités ou siègent les conseillers municipaux (ré)élus en mars prochain.
À quatre mois de l’échéance, l’opérateur de transports Keolis, qui attend la nomination d’un nouveau patron à sa tête, a demandé à l’Ifop d’interroger 4 000 Français sur leurs attentes en matière de mobilité. Sans surprise, elle « reste au cœur des attentes malgré un bilan positif du précédent mandat », fait savoir, aujourd’hui, la filiale de la SNCF et de la Caisse de dépôt et placement du Québec.
La mobilité « s’impose comme un enjeu central du débat municipal ». S’il était aux responsabilités locales, le panel consacrerait en effet un tiers du budget de la collectivité à la voirie, aux transports et aux mobilités. Deux tiers des Français recommandent ainsi que les investissements publics soient concentrés sur les territoires les moins bien desservis, « quitte à ralentir les projets dans les zones déjà bien équipées ».
Isolés sans voiture
Et pour cause : « la voiture ne fait plus rêver ». 56 % des sondés appellent à continuer à limiter la place de la voiture en ville, 32 % souhaitent la maintenir à la place qu’elle a aujourd’hui et 12 % jugent qu’il faut en développer l’usage. Dans le même esprit, les adaptations de centre-ville sont considérées comme « bien adaptées » par 75 % des piétons, 65 % des familles et 61 % des cyclistes, contre « inadaptées » par 48 % des automobilistes.