Après le retrait de Rick Perry, Newt Gingrich menace Mitt Romney

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Incapable de se relancer en Caroline du Sud, le gouverneur du Texas a annoncé ce jeudi son retrait de la course à l'investiture républicaine. Son soutien à l'ancien président de la Chambre relance le suspens de primaires dont l'issue semblait déjà scellée.

L'abandon de Rick Perry n'est en soit pas une surprise. La campagne de l'actuel gouverneur du Texas était, depuis longtemps maintenant, dans l'impasse. Il avait d'ailleurs déjà pensé à se retirer après l'humiliation subie dans l'Iowa - malgré d'importantes dépenses en publicité. Inexistant dans le New Hampshire, il espérait encore se relancer en Caroline du Sud. Mais les derniers sondages ne lui laissaient guère d'illusions: environ 5% des intentions de vote pour la primaire de ce samedi.

Le timing est un peu plus surprenant. Un nouveau débat entre les candidats républicains est prévu ce jeudi soir en Caroline du Sud. Mardi, il s'était plutôt montré à son avantage, mettant notamment Mitt Romney dans l'embarras en lui demandant de publier sa feuille d'impôts. En se maintenant, Rick Perry aurait pu tenter de jouer sa toute dernière carte. Avant de se résoudre à abandonner samedi soir ou la semaine prochaine en cas de mauvais score.

Mais en annonçant dès aujourd'hui son retrait et son soutien à Newt Gingrich, Rick Perry tente en fait de peser sur l'issue des primaires républicaines. "Notre défi n'est pas seulement de se débarrasser de Barack Obama mais de le remplacer par un vrai conservateur, a-t-il lancé au cours de sa conférence de presse. Newt est un conservateur visionnaire qui peut transformer notre pays". Une pique directe dirigée vers Mitt Romney, toujours grand favori pour remporter l'investiture.

Mais un favori un peu moins évident qu'il y a encore quelques jours, questionné sur le montant de ses impôts après avoir été attaqué pour son passé à la tête de la firme de capital-investissement Bain Capital. Ce jeudi, le parti républicain a de plus annoncé que Mitt Romney n'avait pas remporté le caucus de l'Iowa. Initialement déclaré vainqueur avec 8 voix d'avance, il est finalement devancé par Rick Santorum.

En face, Newt Gingrich espère capitaliser sur le soutien de Rick Perry. En termes purement comptables, l'effet peut sembler limité. Même en additionnant ses intentions de votes avec celles de Rick Perry, l'ancien président de la Chambre des représentants reste derrière Mitt Romney. Mais l'impact est avant tout symbolique et doit permettre à Newt Gingrich - qui a obtenu mercredi le soutien de Sarah Palin - de s'imposer comme l'unique alternative conservatrice face à l'ancien sénateur du Massachusetts, considéré comme trop modéré par beaucoup de militants républicains.

D'autant qu'il semble avoir regagné le "momentum", cette dynamique positive qu'il avait perdue sous la multiplication des attaques dans l'Iowa. Mardi, lors du dernier débat, Newt Gingrich a fait, dans son registre, forte impression devant un public et des électeurs très conservateurs. Les tous derniers sondages témoignent d'un net regain de forme. Et soulignent également que la parenthèse Rick Santorum semble déjà bel et bien refermée.

Invité surprise dans l'Iowa, l'ancien sénateur de Pennsylvanie n'a en effet pas confirmé. Et un score décevant ce samedi pourrait le pousser à se ranger derrière Newt Gingrich, afin de former une alliance conservatrice contre Mitt Romney. Les deux candidats se retrouveraient alors dans un duel, très certainement arbitré jusqu'au bout par Ron Paul. Non, le sort des primaires républicaines n'est pas encore scellé !

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Commentaires
a écrit le 20/01/2012 à 15:06 :
Voila toute la ressemblance qu il y a avec la presidentielle française décidément nous sommes sous le joug des notations et de plus nous sommes presque dans le meme état aussi je me demande si l on aurait pas interet de faire les élections en meme temps car comme cela on gagnerait de l argent car cela permettait au FMI de voir plus clair dans ces orientations.Car qu on le veuille ou non nous sommes tous les deux dans le meme bateau pas comme le CONCORDIA heureusement.mais presque.

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