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« A San Francisco, tout le monde est tourné vers les startups »

Photo de Sébastien Laye

Propos recueillis par Sébastien Laye

Publié le 14 avril 2014 à 09:24 - Mis à jour le 14 avril 2014 à 15:57

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Holidog permet aux maitres d’animaux domestiques de trouver une famille d’accueil facilement et rapidement pendant leurs absences. Nous avons interviewé à New-York son fondateur, le français Julien Muller, alors qu’il a été sélectionné pour un programme d’accélération de start-up.

Vous avez créé  en 2008 Holidog (site français Gardicanin). Récemment, vous avez été sélectionné pour participer à San Francisco au programme 500 start-ups. Pourtant, votre société existe depuis quelques années déjà en France.

Pouvez-vous nous parler de Gardicanin et des chiffres principaux de votre groupe avant l'aventure 500 start-ups ?

Oui, j'ai lancé Gardicanin.fr en avril 2008. En 2012, nous avions décidé de recréer l'expérience autour d'une place de marché avec une ambition européenne, c'est ainsi qu'est né Holidog.

Nous ne communiquons pas nos revenus mais ils sont de plusieurs millions d'euros et nous sommes profitables.  Nous recensons plus de 50.000 petsitters ayant été certifiés par nos clients et sommes présents, pour le moment, en France, Belgique et Royaume Uni.

La société connait déjà un succès indéniable en France. Quelles étaient vos motivations et attentes lors du départ pour San Francisco ? En quoi aviez-vous besoin de cet accélérateur ?

Malgré le succès rencontré en France, nous avons eu beaucoup de difficultés à trouver des investisseurs qui acceptent d'investir à ce stade de développement de l'entreprise. Pour autant, nos ambitions européennes ainsi que la qualité du service que nous souhaitons apporter nous obligeaient à rechercher des fonds pour financer nos recrutements.

C'est un problème que rencontrent une très grande partie des entrepreneurs français du digital. Notre activité ne connait pas de frontières, nous partons avec un vrai handicap, car nous évoluons sur le même terrain que les sociétés américaines, Londonienne ou même berlinoises, où les investisseurs sont bien plus nombreux.

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Trouver l'argent nécessaire pour notre plan européen a été ma principale motivation de rejoindre la Silicon Valley au travers du programme d'un prestigieux accélérateur : 500 Startups. Outre la proximité des investisseurs, cela nous a apporté une vraie crédibilité, une formation intensive à la croissance d'une entreprise et surtout un réseau de mentors dans le monde entier. Nous avons été la 1ere startup française à intégrer le programme parmi 4.000 candidatures d'entrepreneurs du monde entier. Comme le dit Dave McClure «  Il y a plus de chances de rentrer à Harvard qu'à 500 startups ».

Quelles sont les principales différences entre la scène californienne et la France dans le secteur technologique ?

Elle est extraordinaire, au-delà de nos espérances. Nous avons d'ores et déjà clôturé notre tour de financement avant même le « demo day » et nous avons eu le luxe de sélectionner stratégiquement nos investisseurs. Au-delà des fonds, nous avons choisi des investisseurs qui vont nous aider à faire de Holidog un leader du secteur. Xavier Niel, Stéphane Courbit, Jeremy Berrebi ( KimaVenture), DaveMcClure (500startups)  ou encore le rappeur américain NAS font partie de nos nouveaux investisseurs et ils se trouvent à Los Angeles, San Francisco, NYC, Paris ou encore Hong Kong. On a dû refuser des investisseurs, ce qui était inimaginable avant notre expérience californienne.

La différence entre la France et la Silicon Valley est énorme, on pourrait en faire un livre. Mais globalement, c'est une question de confiance et de priorités. A San Francisco, tout le monde est tourné vers les startups, du chauffeur de taxi au gouverneur. L'écosystème est particulièrement développé, la concurrence entre les investisseurs importante et surtout la confiance est là, elle est palpable. Il y a des exemples de sorties quasi quotidiennes, la confiance entraine la confiance. Je pense que c'est la principale différence avec la France.

Quelles sont les prochaines étapes pour Holidog  après cette expérience californienne ?

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Avec ce financement, nous allons accélérer notre développement en Europe, optimiser notre site, lancer enfin notre application mobile et tout cela avant l'été. Nous prévoyons l'embauche de 10 personnes supplémentaires avant la fin de l'année … à Paris.

Propos recueillis par Sébastien Laye

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