"Le maire de Marseille n’a pas à faire antichambre à Paris : on le reçoit, on l’écoute, on agit" (Patrick Mennucci)

Patrick Mennucci (PS), candidat pour Marseille

Patrick Mennucci (PS), candidat pour Marseille
Dès mon engagement dans la joute démocratique pour Marseille, j'ai posé comme principe que ma campagne se voudrait tout aussi exemplaire que la municipalité que je conduirai. Ces derniers jours des dérapages, sous la forme de tweets nauséabonds, se sont produits. Ils sont le fait de l'équipe de mon principal concurrent. Je le déplore. Ces pratiques ne parviennent qu'à déconsidérer leurs auteurs et à abaisser le niveau du débat public. Je souhaite pourtant que celui-ci s'instaure sur les programmes, les choix, les visions que nous pouvons avoir de notre ville. Là encore, je regrette que le mêmes s'y dérobent. Les électeurs ont droit à la confrontation des idées.
Je cueille Bertrand Delanoë à sa descente de l'avion de Paris. Déjeuner passionnant dans une pizzeria du Panier avec mes colistiers et certains des meilleurs animateurs culturels de Marseille. Puis nous visitons le MuCEM et nous allons à la rencontre des Marseillais sur le Vieux-Port ensoleillé. L'accueil est fabuleux. Bertrand rend son salut à tous et a un mot éclairant pour chacun. Il est légitimement heureux de son action au service des Parisiens et il me soutient devant les Marseillais avec son immense talent de persuasion. Après deux mandats éclatants, le maire de Paris transmet le flambeau et laisse toute sa place à son adjointe Anne Hidalgo pour imposer son projet et sa personnalité.
Devant la presse, il taquine Jean-Claude Gaudin : "Profitez de la vie !". Bertrand ne comprend pas que l'on puisse s'accrocher ainsi à son fauteuil, que l'on veuille rempiler pour "tenir " 25 ans, sans préparer la relève.
Nous partageons la même vision de la fonction de premier magistrat d'une grande ville : c'est un job à plein temps. Il n'est pas nécessaire de demeurer parlementaire pour pouvoir s'adresser au gouvernement. Quand le maire de Paris veut voir le Premier ministre ou le ministre des Finances, rendez-vous est pris. Nul besoin, contrairement à ce que prétend le sénateur-maire Gaudin, de les accrocher par la manche sous les ors du Sénat ou dans les couloirs du Palais-Bourbon. Le maire de Marseille n'a pas à faire antichambre à Paris : on le reçoit, on l'écoute, on agit.
Mener campagne, c'est avant tout aller à la rencontre des électeurs. Je m'y emploie sans jamais m'en lasser. J'aime les Marseillais dans toute leur diversité. Pour moi, ils ne forment qu'une communauté. Souvent, avant même qu'ils ne me parlent, je lis dans leurs yeux les soucis, les frustrations d'une vie difficile, les espoirs et les inquiétudes pour l'éducation des enfants, les complications pour se loger, se déplacer. Je mesure tous les retards accumulés par notre ville.
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Je m'efforce d'arracher chaque jour à un emploi du temps tyrannique quelques plages de solitude. Alors je jette un regard à tous les livres qui m'attendent et que je n'ai plus guère le temps d'ouvrir, les ouvrages d'histoire, surtout, ma passion. L'action, la réflexion : un équilibre à s'imposer. Pas facile en ce siècle d'immédiateté dévoreuse, de smartphones, de tablettes, de sites et chaînes d'infos en continu. L'essentiel est de rester soi-même.
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