Wall Street termine sans direction, General Motors s'enfonce

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Les places américaines ont terminé sans direction mardi, après les gains importants enregistrés ces dernières semaines. Le Dow Jones gagne ainsi 0,60% à 8.469 points, mais le Nasdaq recule de 0,88% à 1.716 points et le S&P 500 abandonne 0,10% à 908 points.

Pas de tendance mardi à Wall Street. Après avoir consolidé lundi leurs gains importants de la semaine précédente (4,4% pour le Dow Jones et 5,9% pour le S&P 500), les marchés new-yorkais ont en effet opté pour la prudence. En l'absence de statistiques économiques et de résultats d'entreprises, les investisseurs attendent les prochains chiffres, espérant qu'ils confirment les espoirs d'une reprise de l'économie avant la fin de l'année. Les ventes au détail seront publiées ce mercredi, avant la confiance des consommateurs et la production industrielle vendredi. Dans l'intervalle, Wal-Mart aura fait état de ses résultats trimestriels.

Le Dow Jones gagne ainsi 0,60% à 8.469 points, mais le Nasdaq recule de 0,88% à 1.716 points et le S&P 500 abandonne 0,10% à 908 points.

Du côté des valeurs, General Motors a touché son plus bas niveau en 76 ans, s'enfonçant de 20,14% à 1,15 dollar, ramenant sa capitalisation bousière à 700 millions de dollars. Le géant de Detroit se rapproche du placement sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, incapable de pouvoir trouver un accord avec les porteurs de ses titres de dette obligataire. GM a proposé de convertir ces titres en actions, opération à l'issue de laquelle ces créanciers détiendraient 10% du groupe. Mais ces derniers refusent toujours alors que GM doit présenter avant le 1er juin la nouvelle mouture de son plan de restructuration afin d'obtenir de nouveaux prêts de l'Etat américain.

Ford plonge de 17,01% à 5,01 dollars. Le deuxième constructeur automobile américain va émettre 300 millions d'actions nouvelles, ce qui représente une augmentation de capital de 11%. Cette opération pourrait lui rapporter 1,8 milliard de dollars, alors que le cours de son action a été multiplié par 6 depuis le plus bas de 1,01 dollar touché en novembre dernier. Une émission supplémentaire de 45 millions de titres est prévue en cas de forte demande. Le groupe profite ainsi de la forme des marchés pour lever des fonds et ainsi de pas avoir recours à des prêts gouvernementaux, comme l'ont fait ses compatriotes General Motors et Chrysler.

Victimes de prise de bénéfices lundi, les valeurs bancaires restent dans le rouge. Bank of America cède ainsi 5,26% à 12,26 dollars. La première banque américaine va céder un tiers de sa participation dans son homologue chinoise China Construction Bank, pour un montant de 7,3 milliards de dollars. Cette cession était attendue depuis que l'établissement s'est vu enjoint par les autorités américaines de lever 33,9 milliards de dollars de capitaux. Bank of America a déjà reçu 45 milliards de dollars de la part de l'Etat, notamment pour digérer le rachat de Merrill Lynch. Mais les tests de résistance effectués ces dernières semaines ont révélé qu'elle n'était pas suffisamment bien armée pour faire face à la dégradation de la conjoncture.

Citgroup abandonne 5,18% à 3,66 dollars mais JPMorgan recule de 1,31% à 35,36 dollars et Wells Fargo perd 3,13% à 25,70 dollars. Côté banques d'investissements, Goldman Sachs recule de 0,27% à 135,41 dollars mais Morgan Stanley prend 1,34% à 26,42 dollars. Et Bank of New York Mellon progresse de 3,95% à 7,63 dollars, après l'annonce d'une augmentation de capital de 1 milliard de dollars. L'administration américaine n'avait pourtant pas demandé à l'établissement de lever des fonds.

Toujours sur le secteur financier, MBIA plonge de 11,78% à 6,14 dollars. Le rehausseur de crédit est repassé dans le vert au premier trimestre de l'année, dégageant 697 millions de dollars de profits, contre une perte de 2,4 milliards l'an passé. Mais ses résultats ont été gonflés par un gain exceptionnel de 1,6 milliards de dollars sur le marché des CDS ("credit default swap"). Le groupe restait sur cinq trimestres consécutifs de pertes. Son homologue Ambac recule de 10,29% à 1,57 dollar. Il a perdu 392 millions de dollars sur les trois premiers mois de l'année, contre un déficit de 1,66 milliard au premier trimestre 2008.

A l'inverse, les valeurs pétrolières ont soutenu les indices alors que les cours du pétrole sont repassé en séance au-dessus de la barre des 60 dollars pour la première fois en six mois. Exxon Mobil prend aisni 2,24% à 70,82 dollars, Chevron gagne 1,75% à 69,19 dollars et ConocoPhillips s'adjuge 0,75% à 45,47 dollars.

Enfin, Microsoft gagne 2,95% à 19,89 dollars. Le premier éditeur mondial de logiciels a lancé la première émission obligataire de son histoire, pour un montant de 3,75 milliards de dollars. Cette opération a été particulièrement bien notée par les agences de notations, ce devrait lui assurer l'intérêt des investisseurs. Par ailleurs, le groupe a annoncé qu'il pourrait renforcer son plan de restructuration en cas de nouvelle dégradation de la conjoncture économique. Microsoft avait annoncé le 22 juillet 5.000 suppressions de postes dans les dix-huit mois, afin de générer des économies annuelles de 1,5 milliard de dollars.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il semble que les États-Unis est maintenant le opiomanes que la Chine était il ya 150 ans. EconoChristian.com Comme le montre, les États-Unis le déficit commercial avec la Chine est grande, et les Américains consomment plus de pacotille, tout comme les Chinois étaient il ya 150 ans de la Compagnie britannique des Indes orientales. Il est des États-Unis tour d'être dépendant de la pacotille.

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