Au plus bas depuis 76 ans, General Motors vaut moins de 700 millions de dollars

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Le titre du premier constructeur automobile américain a plongé à nouveau mardi à Wall Street, tombant au plus bas depuis 76 ans. Le dépôt de bilan se rapproche alors que la vente d'actions par six dirigeants du groupe alimentent les spéculations.

Moins de 700 millions de dollars. Voila ce que vaut en Bourse General Motors (GM), l'ancien fleuron d'une industrie américaine triomphante. Le géant de Detroit a, en effet, de nouveau plongé mardi à Wall Street, perdant 20,14% et flirtant presque avec la barre symbolique du dollar (1,15 dollar). Au bord du dépôt de bilan, GM a averti ses actionnaires que la valeur de leurs titres serait inférieure à 2 cents, voire même nulle, si le groupe venait à se placer sous la protection du Chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites.

Or les dirigeants de General Motors, eux-mêmes, commencent à douter de leur capacité à éviter un tel scénario. "Au vu des objectifs fixés, il est plus probable que (le groupe) doive atteindre ces objectifs via un processus de faillite", a ainsi expliqué lundi le directeur général du groupe, Fritz Henderson. Autre signe d'inquiétudes pour les investisseurs, six dirigeants de GM ont vendu les quelque 200.000 actions qu'ils détenaient encore, pour un montant d'environ 315.000 dollars.

Alors qu'il doit présenter la nouvelle mouture de son plan de restructuration, l'ancien premier constructeur automobile mondial est incapable de trouver un accord avec les détenteurs de ses obligations. Or l'administration américaine lui a demandé de restructurer 27 milliards de dollars de dette obligataire, condition indispensable à toute nouvelle aide de l'Etat. Le groupe a proposé de convertir ces titres en actions, opération à l'issue de laquelle ces créanciers détiendraient 10% de son capital. Pour réussir, cette offre nécessite une participation de 90% de ces derniers d'ici le 26 mai.

Mais les créanciers du groupe se montrent plus gourmands: ils ont récemment fait une contre offre qui leur permettrait de détenir 58% du capital du constructeur. Et si aucun compromis entre les deux parties n'émerge d'ici les deux prochaines semaines, General Motors pourrait alors connaître le même sort que Chrysler. N'étant pas parvenu à un accord avec ses créanciers, le troisième constructeur automobile américain a été contraint fin avril à se placer sour le Chapitre 11, afin de pouvoir mener sa restructuration à l'abri de ces derniers.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Dans ce cas la proposition de 1 milliard d'euros de Mr Marchionne est très génereuse. Elle est supérieure à la valeur de GM.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Allons délocalisé encore et encore, Merci la mondialisation
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
il n'ont qu'à demander à TAPIE

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