Wall Street dans le rouge, Citigroup plonge

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Les places américaines se replient ce jeudi, pénalisées par les valeurs bancaires. Le Dow Jones recule de 0,83% à 10.354 points, le Nasdaq cède 0,94% à 2.186 points et le S&P 500 abandonne 0,83% à 1.100 points.

Wall Street s'oriente à la baisse ce jeudi, plombée par les valeurs financières et par les valeurs liées au dollar. La monnaie européenne a en effet touché son plus haut niveau face à la devise européenne depuis septembre, à moins de 1,44 dollar pour un euro. Les financières font les frais du faible succès rencontré par l'augmentation de capital de Citigroup.

Vers 16h15, le Dow Jones recule de 0,83% à 10.354 points, le Nasdaq cède 0,94% à 2.186 points et le S&P 500 abandonne 0,83% à 1.100 points.

Sur le front des statistiques, l'indice des indicateurs avancés, mesuré par l'institut de conjoncture privé du Conference Board, a progressé pour le huitième mois consécutif en novembre, affichant une hausse de 0,9% par rapport au mois précédent. C'est mieux que les attentes des économistes, qui escomptaient un gain de 0,7% de cet indicateur censé préfigurer de l'évolution de la conjoncture américaine au cours des prochains mois.

Par ailleurs, la croissance del'activité industrielle dans la région de Philadelphie s'est accélérée en décembre. L'indice de la Fed de Philly a ainsi touché 20,4 contre 16,4 le mois précédent et un consensus de 16.

Enfin, les demandes hebdomadaires d'allocation chômage ont augmenté de manière inattendue la semaine dernière, avec 480.000 dossiers déposés. Les attendaient en moyenne 465.000 inscriptions au chômage. Mais la moyenne mobile sur quatre semaines, considérée comme plus représentative d'une tendance s'établit à son plus bas niveau depuis septembre 2008, à 467.500.

Du côté des valeurs, les bancaires sont sur le devant de la scène. En particulier Citigroup qui plonge de 8,20% à 3,17 dollars. Le Trésor américain a décidé de surseoir à la vente de ses cinq milliards de dollars d'actions de la banque new-yorkaise, alors que l'augmentation de capital lancée par Citigroup s'est effectuée à un prix bien plus bas que prévu. L'établissement a levé 20 milliards de dollars sur les marchés, comme prévu par l'accord passé la semaine dernière avec l'administration pour le remboursement d'une partie des aides publiques. Le Trésor préfère donc attendre pour solder une partie de sa participation dans Citigroup pour éviter de ne réaliser une moins-value dans l'opération. Il avait en effet acquis les actions du groupe à 3,25 dollars l'unité, là où Citigroup a placé ses nouveaux titres à 3,15 dollars.

Les banques d'investissement Goldman Sachs et Morgan Stanley reculent respectivement de 1,69% à 162,20 dollars et de 1,25% à 29,96 dollars, pénalisées par les commentaires de Meredith Withney. L'influente analyste a nettement réduit ses prévisions de résultats des deux établissements pour les deux prochaines années. Elle table notamment sur des bénéfices par action (BPA) de 19,65 dollars pour Goldman Sachs et de 2,60 dollars pour Morgan Stanley l'an prochain, là où les marchés misent pour l'instant sur 21,73 dollars et sur 3,30 dollars.

FedEx chute de 5% à 85,45 dollars. Le groupe de messagerie et de logistique a fait état d'un repli de son chiffe d'affaires, à 8,60 milliards de dollars contre un consensus de 8,46 milliards de dollars. Ses profits sont ressortis à 345 millions de dollars, comme il l'avait déjà indiqué la semaine dernière. Les investisseurs sanctionnent par ailleurs la prudence des prévisions pour le trimestre en groupe. FedEx mise ainsi sur un BPA compris entre 50 et 70 cents sur la période alors que les marchés anticipent 84 cents.

General Mills progresse de 1,51% à 69,32 dollars. Le groupe agroalimentaire américain, spécialisé notamment dans les céréales de petit-déjeuner, a dépassé les attentes des marchés au titre de son deuxième trimestre. Ses profits se sont élevés à 566 millions de dollars sur la période, en hausse de 50% sur un an. Par action, cela représente 1,54 dollar hors exceptionnels, soit 9 cents de mieux que les estimations des opérateurs. Par ailleurs, General Mills a revu à la hausse ses prévisions de résultats pour l'ensemble de l'exercice, tablant désormais sur un bénéfice par action compris entre 4,52 et 4,57 dollars. Sa précédente fourchette allait de 4,40 à 4,50 dollars.

Enfin, Coca-Cola Enterprises est stable à 20,05 dollars. Le principal embouteilleur de Coca-Cola a très légèrement relevé ses objectifs annuels, désormais porté à 1,54-1,57 dollar. Le groupe a également annoncé des rachats d'actions pour un montant total d'environ 600 millions de dollars d'ici à fin 2010.

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