General Motors veut revenir en Bourse en juillet

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L'ancien premier constructeur automobile mondial pourrait faire son retour en Bourse au début de l'été, un peu plus d'un an après son placement en redressement judiciaire.

General Motors (GM) pourrait revenir en Bourse d'ici au 10 juillet, un an jour pour jour après sa sortie du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites. "GM fera de son mieux, avec des efforts raisonnables", pour y parvenir, a ainsi indiqué l'assistant au secrétaire au Trésor, Herbert Allison. Le groupe n'est plus coté sur le New York Stock Exchange (Nyse) depuis fin juin lorsqu'il s'est placé sous le "chapter eleven".

Après avoir accumulé les pertes depuis 2004 (88 milliards de dollars au total), l'ancien premier constructeur automobile mondial s'est retrouvé au bord de la faillite en début d'année. L'administration américaine avait alors dû voler au secours de ce symbole d'une l'industrie américaine anciennement triomphante, entrant à l'occasion dans le capital.

L'Etat devrait progressivement revendre sa participation de 61% à l'occasion de ce retour en Bourse (évoqué mais jusque là jamais formellement annoncé) de General Motors. "Le plus probable est que l'Etat sorte de son investissement dans GM en vendant progressivement des actions sur le marché à la suite de l'introduction en Bourse", a précisé Herbert Allison.

Mardi, General Motors avait indiqué qu'il s'était fixé un délai pour procéder au remboursement total des 19,4 milliards de dollars de prêts accordés par le Trésor américain. L'ancien premier constructeur automobile mondial, désormais devancé par le japonais Toyota, espère ainsi réaliser ces paiements d'ici au mois de juin. La semaine dernière, un responsable du groupe s'était contenté d'indiquer son intention de rembourser au plus vite.

La dette du géant de Detroit envers l'Etat américain s'élève encore 6,7 milliards de dollars (et 1,4 milliard envers le Canada, que GM compte rembourser rapidement). Plusieurs paiements trimestriels sont prévus, le premier intervenant en décembre. Si "les conditions économiques ne s'y opposent pas", selon son nouveau PDG, Ed Whitacre, GM franchira ainsi en juin une étape supplémentaire dans la normalisation de son activité.

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