Le Moyen Orient pèse encore sur les marchés financiers

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Toujours en proie aux tensions géopolitiques en Libye et plus largement au Moyen-Orient, le CAC 40 s'est affiché en nette baisse mercredi. Après son repli de 1,45%, lundi, l'indice vedette de la place parisienne a terminé aujourd'hui sur une baisse de 1,15%.

Sans grande surprise, le marché parisien - comme l'ensemble des places financières européennes et mondiales - est resté particulièrement fébrile mardi, toujours en proie aux tensions et à l'instabilité politique en Libye et plus généralement dans le monde arabe. De fait après avoir cédé 1,45 % la veille, l'indice vedette de la place parisienne a conclu mardi sur un recul de 1,15 % à 4.050,27 points.

Le constat est le même pour l'ensemble des places européennes. L'Euro Stoxx 50 s'est inscrit en baisse de 0,96 %, le FTSE à Londres de 0,30 %, l'Ibex à Madrid de 1%, l'AEX à Amsterdam de 0,56 %, l'OMX à Stockholm de 0,15 %. Seul le DAX a limité la casse avec une baisse contenue de 0,05 %.

Par ailleurs après sa forte chute de la veille (- 3,59 %), la Bourse de Milan qui n'a ouvert qu'en milieu d'après-midi, a conclu sur un repli de 1,06 %. L'opérateur de la place financière milanaise a indiqué de façon laconique que l'ensemble des indices du marché italien avaient été suspendus en raison de problèmes techniques.

Comme la veille, la dégradation de la situation en Libye, important pays producteur de pétrole en Afrique, a ramené la flambée des cours de l'or noir au centre de l'attention des investisseurs. Alors que les cours du WTI se sont encore envolés de plus de 5 %, ceux du Brent de la mer du Nord ont poursuivi leur ascension mais de façon plus modérée (+ 0,61 %).

Un contexte géopolitique tendu qui a, de fait, relégué au second plan les quelques statistiques macroécnomiques du jour. Pourtant celle publiée aujourd'hui par le Conference Board sur la confiance des consommateurs américains avait de quoi satisfaire les investisseurs. L'indice a en effet atteint ce mois-ci son plus haut niveau depuis trois ans.

Valeurs en baisse

Les plus fortes baisses sont revenues au secteur financier. Crédit Agricole et BNP Paribas ont respectivement décroché de 2,84 % et 2,78 %. Société Générale a terminé à quelques encablures avec un repli de 2,15 %. Dans le compartiment bancaire, seul Natixis a terminé dans le vert, enregistrant avec un gain de 0,76 %, la deuxième plus forte hausse du CAC 40.

Globalement, le retour des inquiétudes a pesé sur les valeurs cycliques. A commencer par Vinci (-2,33 %), Lafarge (-2,20%), Saint-Gobain (-2,10%) et Alstom (-2,02%)

De son côté Sanofi-Aventis (-2,20 %) a enregistré la quatrième plus forte baisse du CAC 40. Le titre a subi certains dégagements après l'annonce par la Food and Drug Administration (FDA) d'un avertissement à sa filiale américaine pour ses carences en matière de déclaration sur les effets secondaires de certains traitements.

Valeurs en hausse

A l'inverse, le secteur défensif s'est distingué. Avec un gain de 1,01 %, Essilor International a enregistré la plus forte hausse du CAC 40.

Hors CAC 40.

La plus forte hausse du SBF 120 est revenue à Eurofins Scientific qui a terminé sur une hausse de 3,01 %. A l'inverse, la plus forte baisse est enregistrée par Dexia (-5,10 %)

Devises et pétrole

Dans ce contexte, la devise européenne s'est inscrite en légère baisse par rapport au billet vert. A la clôture des marchés, un euro s'échangeait contre 1,3661 dollar.

Du côté du pétrole, les cours étaient toujours à la hausse. Ceux du baril de brent de la mer du Nord s'octroyaient 0,61 % à 106,38 points tandis que ceux du WTI prennaient un peu plus de 5 % à 91,16 dollars.

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