La Bourse de Paris retombe vers les 4.000 points

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Alors que les tensions géopolitiques progressent dans les pays arabe, les investisseurs craignent une hausse durable des prix du pétrole, ce qui impacterait la croissance mondiale. Dans ce contexte, la Bourse de Paris a signé une seconde baisse consécutive et se rapproche du seuil des 4.000 points.

Les tensions géopolitiques s'intensifiant dans les pays arabes, la hausse du pétrole a pesé sur la tendance, faisant passer au second plan des chiffres de l'emploi dans le secteur privé américain de très bonne facture. Après avoir chuté de 1,41 % à 4.009,89 points au plus fort de la baisse, le CAC 40 s'est quelque peu repris sous l'impulsion de Wall Street pour terminer sur un repli de 0,81 % à 4.034,32 points.

Alors que la Libye est entré dans sa troisième semaine de révolution, les tensions politiques se sont propagées à d'autres pays producteurs d'or noir tel que l'Iran, le Koweït et le Sultanat d'Oman. Face à ces tensions, les prix du pétrole se sont envolés :  le WTI est repassé au dessus des 100 dollars. Et même si l'Arabie Saoudite s'est engagée à assurer la stabilité du marché pétrolier, les investisseurs restent inquiets et craignent une pénurie. Craintes d'autant plus exacerbées, qu'une hausse durable aurait une répercussion sur la croissance de l'économie mondiale. Ainsi, d'ores et déjà, l'IATA (l'association internationale du transport aérien) a revu à la baisse ses prévisions de bénéfice net du secteur aérien. Prenant un prix moyen du baril de pétrole de 96 dollars conte 84 en décembre, ses prévisions sont dorénavant d'un bénéfice net de 8,6 milliards d'euros contre 9,1 milliards initialement anticipé fin 2010.

Face à cette situation, seul l'or jaune joue son rôle de valeur refuge. A 14h30, il a signé un nouveau record historique à 1436,80 dollars l'once.  « Rien ne peut résister au pétrole, sauf l'or... » titre Aurel BGC dans un note. Dans le même temps la monnaie unique évolue à ses plus hauts de l'année au dessus des 1,386 dollar.

Dans ce contexte, les chiffres ADP de l'emploi privé aux Etats Unis pour le mois de février sont passés au second plan. Alors que le consensus attendait la création de 180.000 postes, ce sont 217.000 emplois ont été créés, signe précurseur d'un recul progressif du chômage dont le marché guettera la confirmation vendredi dans les chiffres officiels de l'emploi aux Etats-Unis.

Valeurs en Baisse

Plus forte baisse de l'indice Carrefour (-3,90 %) n'a pas convaincu le marché par l'annonce de la future scission de l'intégralité de son enseigne de hard discount Dia et de 25% de sa filiale immobilière Carrefour Property, qui seront ensuite cotées en Bourse. Dans le sillage de cette annonce, l'agence de notation Fitch a dégradé la note du groupe de distribution. Fitch estime que la  note "A-" n'est plus appropriée "car le groupe ne prévoit pas de réduire sa dette via l'introduction en Bourse annoncée".

Essilor International chute de 2,98%.  Le numéro un mondial de l'optique ophtalmique aborde 2011 avec "confiance" après l'annonce mercredi de résultats 2010 en progression grâce au dynamisme des pays émergents et à la reprise des marchés développés. Pour 2011, le groupe pense maintenir sa rentabilité à un niveau élevé et table sur une croissance de 6% à 8% de son chiffre d'affaires grâce au dynamisme des pays émergents et au vieillissement de la population dans les pays développés. Mais après une progression de 12 % depuis le 21 janvier, et avoir inscrit un plus haut historique hier (lundi 1er mars) le titre subit des prises de bénéfices.

Axa recule de 2,19 %. Les actionnaires minoritaires de AXA Asia Pacific Holdings (Axa APH) se sont prononcés en faveur du projet de rachat des activités australiennes et néo-zélandaises de AXA APH par AMP pour 13 milliards de dollars australiens (9,5 milliards d'euros)

Pénalisé par la hausse des prix du pétrole, Renault recule de 1,55 %. Peugeot (+0,98 %) résiste à la tendance. La marque au lion a annoncé hier une progression de 11,1 % de ses immatriculations de voitures neuves en février en France.

Valeurs en Hausse

Bouygues progresse de 3,04 %. Le groupe a publié des résultats 2010 pénalisés notamment par sa filiale de construction routière Colas, principal contributeur au chiffre d'affaires, qui a vu sa marge opérationnelle courante reculer à 3,1% en 2010, contre 4,7% en 2009, affectée notamment par la faiblesse de l'activité en Roumanie, en Hongrie et en Bulgarie où nombre de projets d'infrastructures sont suspendus depuis la crise. Pour 2011, le groupe de BTP et de télécoms a annoncé qu'il visait une hausse de ses ventes de 2% en 2011.

Vinci (+1,15 %) vise une hausse d'au moins 5% de son chiffre d'affaires en 2011 et une croissance de même ordre de son résultat net, après une année 2010 marquée par une augmentation de son dividende. Une conférence sur les résultats annuels a lieu à 11h00.

Sanofi-Aventis (+0,97 %) bénéficie du relèvement de recommandation d'UBS. L'intermédiaire est dorénavant à l'achat sur le titre et vise 60 euros contre 40 précédemment.

Hors CAC

SEB (-3,75 %) a annoncé un bénéfice net en hausse de 51 % mais en dessous des attentes. Pour 2011, le spécialiste de l'électroménager  vise une croissance de son chiffre d'affaires en 2011, en renforçant ses positions sur ses marchés, et une poursuite de l'amélioration de sa marge opérationnelle.

Neopost (-5,16 %) qui publiait son chiffre d'affaires annuel en hausse de 5,8 % à 965,6 millions d'euros a délivré des perspectives qui n'ont pas convaincues. Le groupe spécialisé dans la production et la commercialisation d'équipements de salle de courrier anticipe une croissance de 2% à 4% de son chiffre d'affaires en 2011 hors effets de change à la suite d'une accélération de sa croissance au quatrième trimestre 2010.

Ipsen lâche 1,72 %. Le groupe a annoncé une baisse de 39,1% de son bénéfice net part du groupe 2010 à cause d'éléments exceptionnels liés à la perte de valeur de certaines de ses molécules.

Alten perd 0,37 %. La société a plus que triplé son résultat net part du groupe en 2010 à 53,6 millions d'euros, et a souligné qu'il avait les moyens d'accélérer son développement par des acquisitions.

Arkema gagne 8 % après avoir annoncé son intention d'augmenter ses investissements en 2011 après des résultats 2010 record qui ont ramené le groupe largement au-dessus de ses niveaux d'avant-crise. Le chiffre d'affaires a progressé de plus de 30 % à 5,9 milliards d'euros et le résultat net est de nouveau positif.

Devise et Pétrole

La monnaie unique est au plus haut de l'année face au billet vert. A la clôture des marchés européens, un euro s'échange contre 1,387 dollar.

Sur le marché du pétrole, le baril de Brent de la Mer du Nord s'échange contre 117,35 dollars, tandis que le WTI est repassé au dessus des 100 dollars à 101,95 dollars.

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Commentaires
a écrit le 02/03/2011 à 12:29 :
Réalisme2011 a écrit le 02/03/2011 à 09:52 :

Pourriez-vous expliquer au béotien que je suis, pourquoi le prix de l?essence rejoint les cours les plus hauts de 2008 ; J?entends des commentaires justifiant que c?est le cours de l?euro qui est en cause, dans la mesure où nous devons acheter du dollar pour payer le pétrole .Voici des chiffres comparatifs, à vérifier si vous le souhaitez : ? En 08/2008 : cours du pétrole WTI : 144 dollars, euro/dollar : 1,3731 , prix de l?essence SP 95 : 1,50 ? ? En 03/2011 : cours du pétrole WTI : 100 dollars, euro/dollar : 1,3769, prix de l?essence SP95 : 1,50 ? Comment avec un cours du pétrole supérieur de 45 % en 2008 , une parité euro/dollar similaire entre 2008 et 2011, pouvons nous avoir aujourd?hui des coûts à la pompe identiques. à ceux de 2008 ?

a écrit le 02/03/2011 à 11:56 :
Certes le prix du baril de pétrole augmente et les prix à la pompes également mais ces hausses seraient plus acceptables si l'état ne prélevait pas déjà presque 80% de taxes avant même que ce produit ne soit vendu aux consommateurs que nous sommes.... prix auquel il faudra bien entendu ajouter presque 20% de TVA.
Si l'essence était vendu sans TIPP, ces hausses de prix seraient certes importantes mais tellement plus acceptables.... payer son essence 50cents ou 60 cents +20% de tva ce n'est tout de même pas la même chose que de payer 1.50 ou 1.70 son litre de super. Quand l'état dit qu'il n'est pas responsable de la hausse des prix certes mais il est responsable du coût insupportablement élevé des carburants en France ... seul le Luxembourg matraque moins les usagers de la route... il suffit de faire un tour par le Duché pour constater qui fait son plein....à moins de 1.20 le sp95 y a pas photo... c'est comme les buralitses français qui se plaignent de la concurrence déloyale des autres états européens... chacun est libre de se tuer en fumant, alors? Et si l'état veut matraquer les consommateurs , on ne peut que saluer le marché européen car c'est une vraie bouffée d'oxygène, car sans le Marché intérieur, le consommateur français tireraite ncoure plus la langue.Qaund les tatxes représentent 80% du prix d'un produit, y a comme un vrai problème....Nous avons décapité notre roi pour moins que ça.
Réponse de le 02/03/2011 à 14:58 :
Suis d'accord avec l'analyse mais tant que l'on aura pas diminuer fortement la fonction public (NB fonctionnaires) revue a la baisse les dépenses sociales ,il y aura toujours autant de prélevement. Les Français sont d'accord pour moins payer ,tout en gardant son pré carré
Réponse de le 02/03/2011 à 18:19 :
Voilà un beau libéral qui, une fois de plus, met tout sur le dos des fonctionnaires et des dépenses sociales.
Mais que pensez-vous, donc, des cadeaux faits aux personnes les plus aisées grâce aux diverses niches fiscales, au bouclier fiscal (+ bientôt la suppression de l'ISF), aux donations parents/enfants...
Mais vous profitez sûrement de tout cela.

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