Le CAC 40 poursuit sa chute

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Le vent de panique qui souffle sur les marchés depuis plusieurs jours ne semble pas retomber. Alors que les derniers chiffres sur l'emploi américain pour le mois de juillet, doivent être publiés cette après-midi, la Bourse de Paris entame sa dixième séance consécutive de baisse.

Au lendemain du mouvement de panique qui a fait dévisser le CAC 40 de 3,9 %, la place parisienne n'arrive toujours pas à rebondir. A la mi-séance, l'indice phare de la Bourse de Paris perdait 0,6% à 3.298,54 points, après une dégringolade de 3,07 % à l'ouverture.

Le marché parisien n'est pas le seul à sombrer. Les autres places européennes ont également ouvert en nette baisse : Francfort affiche un recul de 3,9%, Londres de 3% et Milan de 3,5%. Auparavant, Tokyo avait clôturé sur une baisse de près de 3,72%.

Après une semaine marquée par la publication de mauvaises statistiques économiques aux Etats-Unis, rien ne semble rassurer les marchés. Vendredi dernier, le département du Commerce faisait état d'une progression du PIB américain très en-deçà des attentes du marché - 1,3% contre 1,8%. Et cette semaine, c'est l'activité manufacturière qui est ressortie au bord de la contraction et s'est conjuguée avec un recul de la consommation de ménages. De quoi alimenter les inquiétudes des investisseurs, qui recommencent à évoquer l'hypothèse d'un "double dip" (rechute dans la récession).

Dans cette fébrilité ambiante, l'intervention de Jean-Claude Trichet, jeudi, n'a pas apaisé les esprits. Le président de la BCE a rappelé que la Banque centrale européenne pouvait reprendre les interventions sur le marché de la dette souveraine au moment qu'elle le souhaite et il a annoncé le maintien du taux directeur à 1,5%. Il est pourtant resté flou sur l'achat des obligations espagnoles ou italiennes, et ce alors que les taux à dix ans de la dette de ces deux pays ont dépassé le 6% cette semaine.

Dans ce contexte le sentiment de fébrilité pourrait encore monter d'un cran cette après -midi avec la publication des chiffres mensuels du chômage aux Etats-Unis.

Bien entendu, sur le front des valeurs, rares sont celles qui s'affichent encore hausse dans cet environnement délétère. Natixis, qui affiche la plus forte progression du CAC 40, bondit de de 7,8%, après une chute de près de 6% à l'ouverture. La banque a publié une jeudi un bénéfice net supérieur aux attentes.

A l'inverse,  lanterne rouge du CAC 40, Unibail-Rodamco perd 3,76%. Les valeurs cycliques restent également très attaquées. ArcelorMittal perd 1,45% et Lafarge 1,67%, alors que les défensifs, comme Danone (-0,64%) limitent la casse.

Du côté des matières premières, l'or fait toujours figure de valeur refuge et s'envole à 1.658 dollars l'once, alors que l'euro recule légèrement face au billet vert. A 13h, 1 euro s'échangeait contre 1,416 dollar. Sur le marché du pétrole, les cours du baril de brut évoluent en ordre dispersé. Le Brent de la Mer du Nord progresse de 1,14% et cotait 107,86 dollars le baril, alors que le WTI perd 0,57% à 85,76 dollars le baril.

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