La livre turque poursuit sa chute

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La livre turque poursuit sa descente aux enfers, affectée par l’inquiétude mondiale suscitée par la situation économique fragile des pays émergents.

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Rien n'arrête la descente aux enfers de la livre turque (LT). Pas même la banque centrale turque, pourtant intervenue directement en urgence la semaine dernière, pour la première fois depuis deux ans. La banque centrale a beau vendre le dollar et racheter sa propre devise, ce n'est pas suffisant pour enrayer la dégringole de la livre turque qui perd plus de 10% de sa valeur face au dollar et à l'euro depuis le 17 décembre. 


Affectée par l'inquiétude mondiale suscitée par la situation économique fragile des pays émergents, la livre turque a continué de s'effondrer en ce lundi 27 janvier. Elle vient de franchir la barre des 2,36 LT pour un dollar et des 3,23 LT pour un euro. De nouveaux planchers historiques, en nette baisse par rapport au plus bas établis vendredi dernier à 2,3360 LT et 3,2069 LT face aux devises américaine et européenne.


Tempête politique 

A l'instar des devises des autres pays émergents, la livre turque est affectée depuis l'été par la perspective d'un resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui a provoqué une fuite des capitaux privés. La Fed se réunira d'ailleurs cette semaine pour dire si elle compte encore réduire ses mécanismes de soutien à l'économie. Une décision qui sera déterminante pour les devises des pays émergents qui risquent d'accélérer à la baisse si la Fed confirmait son "tapering".

Mais outre la perspective d'une réduction des injections de liquidités, la livre turque subit de plein fouet les conséquences de la tempête politique provoquée par le scandale de corruption qui éclabousse le Premier ministre islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan.

Une crise politique qui a d'ailleurs poussé la plupart des analystes à réviser à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2014, que le gouvernement maintient à 4% en insistant sur le caractère "temporaire" des difficultés actuelles. Mais si la livre turque continue de chuter, l'objectif de 4% de croissance, sera difficile, pour ne pas dire impossible à atteindre.

 

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