La croissance turque freinée par la crise politique et les décisions de la Fed

latribune.fr

latribune.fr
La crise politique que traverse la Turquie a plombé sa croissance. C'est l'une des leçons tirées du dernier rapport de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), publiée ce mardi. La Berd a même abaissé de de 0,3 point à 3,3% sa prévision de croissance pour Ankara, en recul après les 3,7% estimés en 2013.
"La forte incertitude politique actuelle et la décision de la Fed de mettre fin progressivement à sa politique d'assouplissement quantitatif en décembre ont renouvelé les pressions sur la monnaie et augmenté la prime de risque supportée par le pays", estime la Berd.
Le taux de change de la livre turque a atteint en fin de semaine dernière un nouveau plus bas historique, un dollar s'échangeant contre 2.292 livres turques. Comme la Bourse d'Istanbul, la monnaie subit le contrecoup du scandale de corruption visant le Premier ministre conservateur Recep Tayyip Erdogan, présent lundi soir à Bruxelles pour défendre sa réforme judiciaire très contestée.
Plus largement, en 2014, la Berd prévoit une croissance économique de 2,7% dans l'ensemble des pays d'Europe de l'Est, d'Asie centrale et du sud de la Méditerranée, à la hausse par rapport à 2013 (2%).
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Erik Berglof, économiste en chef au sein de l'institution, estime toutefois que
À lire également
Depuis le mois de janvier, la Fed a commencé à réduire le montant de son soutien monétaire à l'économie, rompant avec cinq ans de soutien massif à l'économie américaine. Une situation qui a conduit la Banque mondiale, et désormais, la Berd à lancer un avertissement en direction des pays émergents contre un risque d'assèchement des capitaux.
latribune.fr
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France