BNP Paribas : vers une amende record aux Etats-Unis ?

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(Crédits : reuters.com)
BNP pourrait devoir payer 5 milliards de dollars à l'Etat américain.
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BNP Paribas est dans de sales draps… La banque française, accusé d'être impliquée dans des affaires avec des pays frappés d'embargo par les Etats-Unis, pourrait payer plus de 5 milliards de dollars pour échapper à un procès, selon une source proche du dossier citée par Bloomberg. 

L'addition pour la banque française pourrait donc se révéler beaucoup plus salée que prévu. Des bruits de couloirs avaient en effet évoqué une somme supérieure à 3 milliards de dollars. De son côté, l'établissement bancaire avait indiqué n'avoir provisionné 1,1 milliard de dollars…

 

Pour l'exemple 

Selon l'agence de presse, des tractations sont encore en cours et le montant de la pénalité pourrait encore être modifiée. La même source ajoute que l'accord pourrait être connu dès le mois de juin. 

Les autorités américaines souhaitent donc à nouveau frapper un grand coup après avoir infligé une pénalité de 2,8 milliards de dollars au Credit Suisse hier, pour avoir facilité l'évasion fiscale de contribuables américains. Comme la banque helvète, BNP Paribas pourrait à son tour être obligée de plaider coupable. Les autorités américaines cherchent à faire de la banque française un exemple et ainsi montrer leur fermeté face à des sociétés qui se sont acoquinés avec des pays sous embargo américain à l'image de l'Iran, le Soudan ou Cuba…
 
 

La banque a les moyens 

Mais selon les analystes, BNP Paribas pourra aisément payer la douloureuse. La banque a dégagé un résultat net ajusté de 6,04 milliards d'euros. Si on tient compte de la provision déjà constituée de 800 millions d'euros pour ce litige, l'amende pourrait représenter environ la moitié du résultat net attendu en 2014. Mais cette pénalité aura un impact sur son ratio de solvabilité. D'après Kepler Cheuvreux, BNP Paribas disposait à fin mars d'un surplus de capital de 3,7 milliards d'euros au-delà de son objectif d'un ratio de fonds propres de 10%.

Au-delà des conséquences financières directes, la réputation de la banque de la rue d'Antin risque d'être écornée. Elle pourrait se voir retirer sa licence temporairement ou définitivement. Si Credit Suisse a réussi à échapper à ce sort, BNP Paribas espère à son tour ne pas se faire taper des doigts de la sorte…
 
 
 
 
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