ICE : Euronext bientôt de retour en Bourse

 |   |  394  mots
Le périmètre mis en Bourse correspond à celui de l'ancienne société Euronext indépendante, son activité londonienne de dérivés Liffe en moins. (Photo : Reuters)
Le périmètre mis en Bourse correspond à celui de l'ancienne société Euronext indépendante, son activité londonienne de dérivés Liffe en moins. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
L'opérateur boursier américain InterContinentalExchange (ICE) a lancé mardi le processus d'introduction en Bourse de ses activités européennes, regroupées dans la société Euronext.

Le coup d'envoi est lancé. L'opérateur boursier américain InterContinentalExchange (ICE) a lancé mardi le processus d'introduction en Bourse de ses activités européennes, regroupées dans la société Euronext - elle gère les Bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne - qui revient en Bourse après l'avoir quittée en 2007, suite à son rapprochement avec l'américain NYSE.

ICE achète NYSE Euronext en 2013

Pour rappel, ICE s'était retrouvé propriétaire d'Euronext après le succès fin 2013 de son offre publique d'achat sur NYSE Euronext, la société née de l'absorption il y a sept ans de l'opérateur paneuropéen Euronext par la Bourse de New York (New York Stock Exchange).

>> Bruxelles autorise la fusion de l'ICE et du NYSE Euronext

Euronext compte sur le redémarrage des introductions boursières en Europe, sur fond de reprise économique fragile. Elle cherche à développer ses services de cotation et à innover dans de nouveaux services et produits.

La calendrier précis de l'opération, qui intervient à une période faste pour les entrées en Bourse, ainsi que la valorisation visée d'Euronext n'ont toutefois pas été précisées. Cependant, l'opération valoriserait la société 1,5 milliard d'euros, selon Reuters.

Un actionnariat stable

L'opération été compliquée par la volonté des pouvoirs publics de doter la future société indépendante Euronext d'un actionnariat stable. En effet, celle-ci sera dotée d'un noyau dur d'actionnaires, détenant environ 33% de son capital, selon un communiqué publié par ICE.

La composition de ce noyau dur a donné lieu à d'importants tiraillements entre les gouvernements et les banques, irritées par l'instauration d'une taxe européenne sur les transactions financières susceptible d'affecter l'activité et la rentabilité futures d'Euronext.

Côté français, BNP Paribas (et sa filiale belge Fortis), Société Générale, la Caisse des dépôts (CDC) et sa filiale Bpifrance se sont finalement laissées convaincre de rejoindre le montage, pour des montants non précisés. Un "noyau dur" complété par les sociétés portugaises Banco Espirito Santo et BPI Vida e Pensões, néerlandaises ABN Amro et ASR Nederland, ainsi que par la holding belge SFPI.

Ces actionnaires se sont engagés à conserver leurs titres pendant les trois années suivant l'entrée en Bourse d'Euronext.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :