Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent

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(Crédits : Reuters)
Chaque matin, l'actualité commentée par Marc Fiorentino.

Contrairement à ce qui a été annoncé triomphalement, il n'y a pour l'instant aucun accord entre la Grèce et l'Europe. Vendredi, la Grèce n'a pas gagné quatre mois mais une semaine. Il est probable cependant qu'on ait un accord qui permettra de repousser le problème jusqu'à Juin. Le temps pour Syriza d'expliquer aux Grecs que le gouvernement ne tiendra pas ses promesses. Comme toujours.

ACCORD DE DERNIERE MINUTE VENDREDI?

Disons plutôt pour être tout à fait clair qu'on a gagné une semaine et pas quatre mois contrairement à ce qui est annoncé partout. En fait la Grèce doit soumettre aujourd'hui à ce qui était la troika, qui est toujours la troika mais qui n'a plus le droit de s'appeler la troika, un projet de réformes qu'elle est prête à accepter en échange d'une extension de l'aide de 172 millions d'euros jusqu'à Juin. Et l'Union Européenne et le FMI doivent décider aujourd'hui si ces réformes sont suffisantes.

SI CE N'EST PAS LE CAS...

On recommence demain et ainsi de suite jusqu'à Samedi, dernière limite pour la négociation. On sait déjà que pour l'instant les propositions faites par le gouvernement Grec ne sont pas suffisantes. Il ne veut plus entendre parler d'austérité et veut se concentrer sur l'évasion fiscale. Ce qui n'est pas acceptable par les Allemands. Mais même ces semi concessions faites par le gouvernement Grec sont déjà critiquées au sein de Syriza par les partisans de la ligne dure qui veulent une annulation pure et simple des contraintes du plan de sauvetage.

UNE SEMAINE D'INCERTITUDES

L'Europe fera peu de concessions. Il va donc falloir que le gouvernement Grec capitule tout en sauvant la face, ce qui ne va pas être simple. Comme dans toutes les élections du monde entier depuis la nuit des temps démocratiques, les électeurs vont vite se rendre compte qu'ils se sont faits avoir. Tsipras et les membres de son gouvernement ont déjà commencé ce week end à expliquer qu'ils ne pourront pas tenir leurs promesses. Qui a dit déjà que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent ?

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Commentaires
a écrit le 23/02/2015 à 12:35 :
Cher Monsieur, je suis très étonné par vos positions excessives manquant de subtilité, dans un domaine qu'apparemment vous ne maîtrisez pas. Une lecture plus approfondie des articles de Monsieur Godin, de la Tribune, vous serait très profitable sur le plan personnel et professionnel. Je ne vois pas quelles sont vos solutions!!!
Après cinq ans de mise en place des directives allemandes en Grèce, la population vie une situation d'après-guerre, tandis que la dette, dans l'absolu, elle reste au même niveau et dans le relatif elle se détériore à cause de la récession (moins 25% en cinq ans).
Si vos préconisations vont dans le sens, sortons la Grèce de la zone euro, très bien, mais alors que faire de l'Italie, l'Espagne, le Portugal, l'Irlande, la France et d'autres ?
En étudiant l'histoire économique vous constaterez qu'aucun pays n'a remboursé sa dette au dessus de 130% du PIB, y compris l'Allemagne, sans dévaluation, inflation et croissance.

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