La Grèce va transmettre sa liste de réformes aux "institutions"

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Yanis Varoufakis, ministre des Finances hellénique
Yanis Varoufakis, ministre des Finances hellénique (Crédits : © Alkis Konstantinidis / Reuter)
Conformément à l'accord passé vendredi, le gouvernement grec transmettra mardi à la BCE, à la Commission, au FMI et à l'Eurogroupe une liste de trois pages de réformes. S'il est validé, le processus de financement pourra commencer.

Selon plusieurs médias grecs, le gouvernement grec a déjà déposé une liste de propositions de réformes à l'Eurogroupe, l'instance qui regroupe l'ensemble des ministres des Finances de la zone euro. Certains médias précisent néanmoins que la liste n'est pas terminée. Elle devra être transmise lundi au plus tard. Conformément à l'accord conclu à Bruxelles vendredi 20 janvier au soir, l'Eurogroupe devra juger, avant mardi matin et en accord avec la Commission, la BCE et le FMI, de la conformité de ces réformes « à la base de l'arrangement actuel. » Si c'est le cas, le processus permettant la mise en place d'un financement sera lancé. Le programme des réformes devra être finalisé avant la fin avril.

Trois pages de réformes

Cette liste de trois pages comporterait principalement des mesures pour le combat contre la corruption et l'évasion fiscale. Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, semble considérer que cette liste sera validée, selon la presse grecque. Vendredi, il avait prévenu qu'en cas de refus, l'accord avec l'Eurogroupe serait "mort".

Syriza avait promis durant la campagne beaucoup de réformes, notamment contre les niches fiscales, l'évasion fiscale et l'efficacité de l'administration.

Nouvelles exigences ?

La question principale sera de savoir si « les institutions » (comme l'on appelle aujourd'hui la troïka), valideront cette liste sans exiger d'autres « réformes. » En octobre, la troïka avait réclamé des mesures supplémentaires de coupes budgétaires pour remplir les objectifs fixés.

La nouvelle troïka, qui ressemble beaucoup à la nouvelle, renoncera-t-elle à ces projets ? Acceptera-t-elle les mesures sociales, notamment la revalorisation progressive du salaire minimum ou demandera-t-elle des corrections, ce qui pourrait provoquer des tensions entre Athènes et ses créanciers ?

Un des points d'achoppement devrait être la question des assurances sociales qui étaient une priorité des créanciers et que le gouvernement voudraient laisser de côté. Athènes refuserait aussi toute nouvelle dérégulation du marché du travail et du droit syndical.

Accord des parlements

A noter qu'un feu vert de l'Eurogroupe ne réglera pas tout. Plusieurs parlements devront valider l'extension de l'aide à la Grèce, notamment le Bundestag allemand. Samedi, plusieurs responsables de la CSU, sœur bavaroise de la CDU d'Angela Merkel, ont fait savoir qu'ils observeraient « de près » l'accord. Mais il est peu probable que le Bundestag rejette cet accord, compte tenu de l'importance de la majorité de la "grande coalition".

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Commentaires
a écrit le 22/02/2015 à 22:27 :
Il n'y aura rien , dans cette liste.
Juste assez pour recevoir les subsides de l'Europe , et pour cela , réformer le code de conduite des vélocipèdes.
Réponse de le 23/02/2015 à 9:48 :
Retournez à vos vaches. Je ne suis pas d’extrême gauche mais j'ai plus confiance en ce gouvernement grec quand celui d'avant. Leur programme ne me parait pas si radical que cela.
a écrit le 22/02/2015 à 20:39 :
La BCE, le FMI et la Commission européenne nous rejouent Chypre sur le dos d'Athènes. De quoi je me mêle, ce ne sont ni l'une ni les autres ne sont des institutions démocratiques ! Et tout le monde applaudit ! Ensuite on pourra discourir à foison sur la liberté et la démocratie...
Réponse de le 22/02/2015 à 22:56 :
Même une Démocratie a besoin de se financer , Chère Madame...
Réponse de le 23/02/2015 à 7:47 :
Je me mêle que c'est moi qui paye, madame.
Réponse de le 23/02/2015 à 8:32 :
excellent :)
a écrit le 22/02/2015 à 20:09 :
J'espère qu'ils ne lâcheront rien ! Seul contre tous, enfin plutôt contre le duo Merkel-Schauble qui clairement pilotent l'UE. Comment est-il possible que ce soit le ministre des finances Allemand qui dirige les négociations ? De quel droit ?
Réponse de le 23/02/2015 à 11:52 :
Ah Anna, vous n'avez pas compris, tous les gouvernements européens, sans aucune exception, préfèrent lâchement se cacher derrière Schaüble et Merkel, dont ils adorent le "Nein, Nein", mais eux passent pour des gentils.... Avez-vous seulement entendu UN seul dirigeant européen au pouvoir conforter la position grecque ??? Bien sûr, dans les partis d'opposition, c'est un autre refrain.... Mais au pouvoir.... on fait un peu plus attention -et heureusement- aux milliards déversés en Grèce....
Réponse de le 24/02/2015 à 8:45 :
Ouf! Enfin un homme qui dit les choses comme elles sont vraiment! Bien vu, garçon!
a écrit le 22/02/2015 à 16:48 :
C'est maintenant que ça va se jouer sérieusement.
Tous les Grecs sont scotchés à la télé dans l'attente du discours de Tsipras. Personne n'est d'accord. Bref, la démocratie quoi.

Remarque, aujourd'hui il pleut des trombes et ça donne pas trop envie d'aller ramasser des olives, qui comme chacun sait tombent toute seules de l'arbre et en toute saison afin de garantir aux Grecs cette paresse légendaire qui fait le bonheur des internautes des pays vertueux qui adorent trouver ainsi l'excuse pour se faire du grec à bon compte.

Je pars acheter le journal, voir s'il y a des fuites sur les mesures qui seront dans la liste.

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