La Grèce pourrait encaisser plus de 7 milliards d'euros grâce aux réformes prévues

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Le gouvernement d'Alexis Tsipras s'est finalement accordé vendredi soir avec ses créanciers sur la prolongation de l'aide financière à la Grèce jusque fin juin. Mais Athènes doit présenter d'ici lundi soir un catalogue de réformes pour que le compromis soit entériné par ses partenaires.
Le gouvernement d'Alexis Tsipras s'est finalement accordé vendredi soir avec ses créanciers sur la prolongation de l'aide financière à la Grèce jusque fin juin. Mais Athènes doit présenter d'ici lundi soir un catalogue de réformes pour que le compromis soit entériné par ses partenaires. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le chiffre est avancé lundi par le quotidien allemand Bild, qui cite des sources proches du gouvernement grec.

Lutter contre les trafics et imposer les grandes fortunes pourrait rapporter gros à Athènes. Le catalogue des réformes que doit présenter lundi le gouvernement grec permettrait au pays d'encaisser plus de 7 milliards d'euros de recettes, affirme lundi 23 février le quotidien allemand Bild.

La lutte contre le trafic d'essence pourrait rapporter 1,5 milliard d'euros

Selon le quotidien à gros tirage, qui dit tirer ses informations de sources proches du gouvernement grec, le plan que doit présenter le gouvernement d'Alexis Tsipras à ses créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI) prévoit de lutter contre le trafic d'essence et de cigarettes, ce qui permettrait à l'Etat grec d'engranger respectivement 1,5 milliard et 800 millions d'euros.

L'exécutif de gauche radicale prévoit aussi de tirer 2,5 milliards d'euros de l'imposition des fortunes grecques et des oligarques.

2,5 milliards supplémentaires pourraient être encaissés au travers du recouvrement des dettes fiscales des particuliers et des entreprises, affirme encore Bild.

    Lire aussi >> La Grèce veut effacer une partie de la dette... de ses contribuables

Au total, selon les chiffres du quotidien allemand, Athènes engrangerait ainsi environ 7,3 milliards de recettes.

Athènes parie sur la lutte contre la corruption pour obtenir l'accord des créanciers

Après de laborieuses séances de négociations à Bruxelles, le gouvernement d'Alexis Tsipras s'est finalement accordé vendredi soir avec ses créanciers sur la prolongation de l'aide financière à la Grèce jusque fin juin. Mais Athènes doit présenter d'ici lundi soir un catalogue de réformes pour que le compromis soit entériné par ses partenaires. Le gouvernement grec espère notamment convaincre par un engagement chiffré à lutter contre l'évasion fiscale et la corruption.

Plusieurs pays, dont l'Allemagne, devront ensuite faire adopter par leurs parlements, avant le 28 février, la prolongation du plan d'aide de la Grèce, que le gouvernement Tsipras souhaite être le dernier.

    Lire aussi >> Eurogroupe : qui a gagné le match Grèce-Allemagne ?

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Commentaires
a écrit le 23/02/2015 à 19:11 :
On croit rêver en lisant de tels articles, La Grèce n'a jamais fait aucune réforme et par un coup de baguette magique elle parviendrait à faire payer les riches à réformer on croit rigoler ! Elle n'arrivera jamais à rien faire, si ce n'est à vivre sur le dos des créanciers ! C'est la même erreur que le gouvernement français a fait faire croire que l'on peut boucher le trou avec l'argent des évadés oui 1 milliard sur 80 milliards c'est bien mais c'est insuffisant et c'est mentir.
a écrit le 23/02/2015 à 15:59 :
L'argent des riches est aux USA ou dans des paradis fiscaux , il faut le faire revenir au pays et ils régleront leur problème .
La solidarité à bon dos , demain quid des autres pays endettés
Quand ils achètent des armes et ce tous les ans , ils achètent aux USA et non à l'Europe
Pour l'Europe , ce n'est que des demandes de subventions et ça marche
a écrit le 23/02/2015 à 15:07 :
Les parlements d'autre pays doivent voter pour être d'accord sur les plans d'économies ou pas de la Grèce. C'est invraisemblable, si il y a un pays qui dit non c'est le GREXIT. Avec la politique anti-sociale de l'Europe il y a des chances qu'un parlement vote contre, que fait on si c'est le cas?
a écrit le 23/02/2015 à 12:35 :
Les riches ont depuis longtemps mis leurs avoirs à l'abri du fisc ou sont partis sous d'autres cieux plus cléments. Restent les classes moyennes et les plus pauvres qui ne peuvent pas payer leurs impôts. Ainsi, il y aurait près de 70 milliards d'euros (vous lisez bien !) d'arriérés d'impôts qui n'ont pas été encaissés par l'Etat grec. Croire que ce gouvernement va réussir là où les précédents et la Troïka n'y sont pas arrivés, c'est nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

La fin de partie est sifflée, la Grèce va sortir de l'Euro dans 4 mois.
a écrit le 23/02/2015 à 11:44 :
Du copié collé à la française dans l'illusion politique pour faire plaisir aux hypocrites de Bruxelles qui prennent toutes ces paroles pour des vérités.
Réponse de le 23/02/2015 à 17:31 :
Les hypocrites de Bruxelles comme vous dites sont loin d'être des naifs. Il veulent simplement que tout cela dure et dure encore pour préserver leurs rentes de situation, qui seront payées par les générations futures. La dette grec ne sera jamais remboursée et il ne leur reste plus que les intérêts de la dette comme espoir financés par la planche à billet !
a écrit le 23/02/2015 à 11:36 :
« Le gouvernement grec espère notamment convaincre par un engagement chiffré à lutter contre l'évasion fiscale et la corruption. » : fichtre, que n’a pas fait la TROIKA and co pour moderniser ce pays ?!
Réponse de le 23/02/2015 à 23:04 :
" n’ont pas fait "
a écrit le 23/02/2015 à 11:22 :
Un plan de lutte contre la corruption pour obtenir l'accord des créanciers ?
Certes la classe politique grecque est corrompue (ce n'est pas la seule, loin de là). Mais quand il y a un corrompu, c'est qu'il y a aussi un corrupteur...
Et pour corrompre il faut beaucoup d'argent et un système permettant la dissimulation des transactions grâce à la libre circulation des capitaux et au secret bancaire.
Donc lutter contre la corruption ce serait s'attaquer à deux des principaux piliers... de l'UE.
Or qui est le principal créancier de la Grèce ? ... L'UE..
Réponse de le 23/02/2015 à 15:09 :
C'est pas faux, sauf que vous faits abstraction des Armateurs, et de l'Eglise qui sont les plus grands fraudeur du pays.
a écrit le 23/02/2015 à 11:21 :
Moi, Français de souche, de sang et de coeur, j’ai honte ! Honte car, une fois de plus, le démoniaque couple germano-français a poursuivi sa politique destructrice en Grèce. Car tout le monde sait bien (ou, en tout cas, devrait savoir) que l’ « aide » accordé à la Grèce n’est qu’un financement déguisé des... autres pays européens, France en tête. Lorsque l’on se rend compte que moins de 15 % de l’ « aide » arrive réellement en Grèce et que le reste (soit plus d e 85 %) est détourné systématiquement et file directement dans les caisses de la BCE et de certains états européens, dont la France, oui j’ai honte.
J’ai honte car, avec la Grèce qui a déjà payé plus de 720 millions d’euros à la France en quelques petites années alors que la France ne lui a – concrètement – versé pas un seul euro, il y a de quoi se cacher sous terre. Dans la réalité (et pas ce que certains medias tentent de nous faire croire – encore faut-il avoir la décence, l’honnêteté et le courage d’oser penser par soi-même ; ce qui est de plus en plus difficile et dangereux dans une France qui est la championne de la dictature de la pensée unique – au nom de la « liberté d’expression » sans doute), nous, Français, nous vivons aux crochets des Grecs qui ne nous doivent pourtant rien. Il n’y a pas de quoi être fiers et, surtout !, pas de quoi oser donner des leçons de morale à qui que ce soit.
J’ai honte aussi parce que, si l’on compare les dettes, la France a une dette sept fois supérieure à celle de la Grèce et est incapable d’en rembourser le premier centime d’euros. Et parce que, proportionnellement à la population, la France compte énormément plus de fonctionnaires que la Grèce.
Nous, Français, sommes les premiers à vouloir jouer aux moralisateurs. Alors que nous fraudons tous le fisc, la SNCF, la RATP, ... (en fonction des possibilités de chacun) d’une manière ou d’une autre. Nous sommes les premiers à vouloir donner des grandes leçons aux autres. Et nous ferions mieux de nous terrer au fond d’un trou et de nous faire très discrets. Nous sommes dans une telle situation – que nous avons créée nous-mêmes – que nous pouvons nous taire face aux Grecs... et aux autres.
Enfin, j’ai honte de ceux que j’appellerai sans la moindre hésitation les mauvais Français qui pullulent dans les commentaires, qui (sans rien y connaître et en ne faisant que répéter docilement mensonges et contre-vérités) stigmatisent les Grecs (qui travaillent beaucoup plus que nous sur base des chiffres officiels de l’ocde) et qui préfèrent cracher leur venin sur les autres plutôt que d’essayer d’améliorer leur condition socio-professionnelle et la situation globale de notre pays. IL est vrai qu'il est plus facile de continuer à parasiter les autres restant avachi et fainéant.
Réponse de le 23/02/2015 à 11:32 :
Il n'y a pas que la Grèce. Il faut aussi aider l'Afrique, où les enfants meurent de faim, mais aussi l'Asie, en particulier l'Inde où la moitié de la population n'a même pas de toilettes, etc. Honte à vous, Français qui n'est capable que de gémir et d'essayer de se cacher dans un trou. Au travail, ne vous cachez pas. Il y a du pain sur la planche !
Réponse de le 23/02/2015 à 14:27 :
Qui a touché l'argent financé par les banques en première instance? Si les fonds avancés en 2012 avaient été distribués à la population plutôt qu'à ces banques, la Grèce aurait fait faillite en 2012. Les banques ne sont pas responsable si la Grèce, dans sa souveraineté (qu'elle réclame de nouveau), a préféré faire disparaître cet argent en payant des retraités morts, des fonctionnaires sans fonction, en nommant un ministre des finanes protégeant sa famille fraudant le fisc etc. Croire que tout ceci change avec Tsyriza d'un jour à l'autre est assez naïf.
Réponse de le 23/02/2015 à 14:51 :
Exact ! Pour vivre depuis de nombreuses années en Grèce, je me dois de constater effectivement que les Grecs travaillent beaucoup plus que les français qui confondent s’agiter et être efficaces, faire du vent et bosser. Ce n’est pas parce qu’on surfe sur Internet au bureau et qu’on glande devant la machine à café que l’on est productif et efficace, loin de là. Là aussi, les français ont des leçons à recevoir des courageux Grecs. Et je confirme aussi le fait que, contrairement à ce qui se passe en France, championne de la fraude, plus de 75 % des Grecs sont fiscalement prélevés directement à la source, sans possibilité de « triche ». On en est loin en France où la population a des leçons d’honnêteté, de courage et de démocratie à prendre. Même s’il n’est pas politiquement correct de le dire, « liberté d’expression » à géométrie variable oblige... Les Grecs ont inventé la démocratie et ils viennent de prouver qu’ils la respectent toujours, eux ! Enfin, il faut aussi souligner que c’est le parti Nouvelle Démocratie, pendant grec de l’ump française, qui est la plus grande responsable de la situation socio-économique de la Grèce (notamment avec l’adhésion à l’eurozone et les JO d’Athènes). Tiens donc : rappelez-moi donc quel est le président français à talonnettes qui est le champion du déficit français (plus de 6 milliards de dépenses supplémentaires en un seul mandat, un « record » du genre dans l’histoire du pays !)...
Réponse de le 23/02/2015 à 15:04 :
Vous n’avez strictement rien compris : la pseudo-« aide » à la Grèce est détournée à hauteur de plus de 85 % pour le plus grand bénéfice de la BCE qui engrange un formidable trésor de guerre sur le dis des Grecs, de certaines banques françaises qui touchent le pactole également sur le dos des Grecs (notamment une bq française peu connue pour ses pratiques déontologiques) et pour permettre à certains états-voyous européens de renflouer leurs caisses percées, France en tête. La Grèce RAPPORTE chaque année des dizaines de millions d’euros à la France, pour un montant qui dépasse aujourd’hui 720 millions. Il est vrai que les français ont une dette de plus de 2.031 milliards d’euros (la dette grecque est une rigolade à côté) et que le sel moyen de tenter de la rembourser est de piquer l’argent chez les autres. Et en l’occurrence chez les Grecs. Voilà la réalité. Dérangeante peut-être. Pas politiquement correcte sans doute. Mais irréfutable.
Réponse de le 23/02/2015 à 15:40 :
@à Français: les Grecs travaillent fort ??? tu peux me donner des noms et des adresses, car tous ceux que j'ai rencontré jusqu'à présent sont plus paresseux que chez Paresseux & Co, et totalement incompétents professionnellement quand tu as enfin réussi à les faire venir chez toi pour faire le travail :-)
Réponse de le 23/02/2015 à 17:46 :
@à Français...suite: et depuis 5000 ans, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts ...dont la domainance de l'Empire ottoman...qui fait qu'aujourd'hui la Grice est plus près du Moyen-Orient du point de vue mentalité que de l'Europe :-) Un peu comme si je disais que je suis un fervent adepte de la politique de Vercingétorix :-)
Réponse de le 23/02/2015 à 18:35 :
@réponse... Effectivement, je ne comprends rien de votre remarque. Les banques qui ont vendu leurs titres en 2012 à la valeur vénale pour éviter de perdre encore d'avantage à l'occasion d'un haircut éventuel ont subi une perte, mais ceci n'autorise aucun débiteur de limiter son remboursement à une telle valeur inférieure, surtout en cas d'un redressement ultérieur visé pour la Grèce par un nouveau accès au marché financier.
Réponse de le 24/02/2015 à 13:47 :
Les grecs des travailleurs?? je crois rêver !! dîtes moi quels produits grecs vous achetez en France?
a écrit le 23/02/2015 à 10:46 :
On peut reprocher beaucoup de chose au nouveau gouvernement, moi le premier, mais au moins la lutte anti-corruption et ant--fraude sont une priorités.

A ma connaissance, aucun ministre n'a de casseroles. Pas de Cahuzac en vue. C'est bon signe.
a écrit le 23/02/2015 à 8:54 :
bien
ils commencent a comprendre ce qu'ils ont signe comme papier...
du moment qu'ils mettent en place une administration qui recupere les impots, ils sont sur la bonne voie
maintenant faudra obliger les gens a payer leur impot local en ajoutant un toit a la maison...
Réponse de le 23/02/2015 à 9:20 :
oui oui...
Réponse de le 23/02/2015 à 9:44 :
Il est plus simple de modifier la loi et de dire que même sans toit, tu paies des impôts!
Réponse de le 23/02/2015 à 10:39 :
L'histoire des maison non finies pour ne pas payer d'impôts est une légende urbaine. Les impôts sont redevables des que la maison est raccordée a l'électricité, finie ou pas !
Si les maisons n'ont pas de toit et des fers a béton qui dépassent, c'est généralement parce que leur proprios espèrent pouvoir rajouter un etage par la suite, ou alors parfois dans les iles pour y installer plus facilement des reservoirs d'eaux et des chauffe eau solaires !
Réponse de le 23/02/2015 à 11:24 :
Je vis en Grèce et vous avez raison. Encore faudrait-il que les français payent leurs impôts puisque la fraude et le nombre de fonctionnaires (proportionnellement à la population) sont PLUS élevés en france qu'en Grèce où, entre autres, on travaille aussi beaucoup PLUS qu'en france. Mais, c'est vrai, la france a une dette 7 fois supérieure à celle de la Grèce. CQFD
Réponse de le 23/02/2015 à 12:49 :
Exact, FX. Contrairement aux intervnants qui croient tout savoir sans rien y connaître (ce qui n’empêche malheureusement pas leurs pitoyables diatribes), je vis en, Grèce depuis 10 ans. En Grèce, il est impossible qu’un bâtiment soit raccordé à l’électricité si toutes les taxes multiples et diverses liées à la construction n’ont pas été acquittées au préalables. En outre, actuellement, la majorité des taxes liées à l’immobilier sont directement intégrées à la facture bimestrielle d’électricité. Pas de paiement, plus d’électricité. Moins de laxisme et de fraudes qu’en France, donc. Ah oui, justement, la France a une dette sept fois supérieure à celle de la Grèce et ne peut en rembourser une partie que grâce aux 720 millions d’euros que l’ « aide » à la Grèce lui a déjà rapportés. CQFD !
a écrit le 23/02/2015 à 8:38 :
Le journal "Bild "n'est guère une référence ( on le classe en Allemagne dans la catégorie " Revolver Blatt" qui n'existe pas en France au niveau national.)

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