Bourse : le Dax allemand à son plus haut niveau ce jeudi
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Le bon résultat du Dax allemand est, selon les analystes, à mettre en lien avec une inflation allemande en baisse de 1,9% sur un an, en août.
Staff
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Le bon résultat du Dax allemand est, selon les analystes, à mettre en lien avec une inflation allemande en baisse de 1,9% sur un an, en août.
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Les Bourses européennes ont bien avancé ce jeudi, aidées par une croissance américaine plus forte que prévu et un ralentissement de l'inflation dans plusieurs pays européens.
Les indices du Vieux-Continent ont aussi été boostés par des chiffres d'inflation en baisse en Espagne et en Allemagne, renforçant la perspective d'une nouvelle baisse des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE).
La meilleure surprise du jour fut l'indice Dax de Francfort, qui a atteint de nouveaux records en séance et en clôture, terminant à 18.912,57 points, après une hausse de 0,69% sur la journée, effaçant le dernier record à 18.869,36 points datant de la mi-mai. L'indice a même atteint 18.936,04 points en cours de séance.
Un bon résultat, qui, selon les analystes, est à mettre en lien avec une inflation allemande en baisse de 1,9% sur un an, en août, repassant pour la première fois sous les 2% depuis mars 2021.
Delivery Hero, une entreprise allemande de livraison de plats cuisinés, est l'une de celles qui a le plus profité de la vague. Son titre s'est envolé de plus de 12% à Francfort, après la publication de bons résultats au deuxième trimestre, assortis de prévisions annuelles confirmées. Il compte par ailleurs mettre en Bourse cette année sa filiale Talabat, qui a des activités principalement dans les pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, mais en conservant la majorité.
Les autres places européennes ont aussi surfé sur cette dynamique. Paris a ainsi gagné 0,84%, Londres 0,43% et Milan 0,92%. L'indice paneuropéen Stoxx 600 (+0,76%) a terminé à un cheveu de son record en clôture, qui date de mi-mai.
Si la journée n'est pas encore terminée aux Etats-Unis, l'élan est globalement bon aussi. A New York, l'indice technologique Nasdaq décollait de 1,12% vers 18h00 (heure de Paris), le S&P 500 de 0,82% et le Dow Jones de 0,93%. Au niveau des grandes entreprises cotés, la tendance restait plutôt positive. Parmi les grandes capitalisations, Apple gagnait donc 2,45%, Microsoft 2,13% et Amazon 1,68%.
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L'action Nvidia perdait ainsi 3,16% vers 15H55 GMT, après une première réaction très négative (-4%) dans les échanges électroniques qui ont eu lieu après la clôture de Wall Street, hier. Si la superstar des semi-conducteurs Nvidia a largement dépassé les attentes, la croissance de son chiffre d'affaires a ralenti, même si elle demeure incomparablement supérieure à celle de ses rivaux (+122% sur un an).
Le réel moteur des marchés ce jeudi est la publication de la révision à la hausse de la croissance du PIB des Etats-Unis au deuxième trimestre à 3% en rythme annualisé selon la deuxième estimation, contre 2,8% initialement annoncés.
« Les inquiétudes du marché concernant une récession sont en grande partie écartées, on est revenu sur un scénario d'atterrissage en douceur », c'est-à-dire un ralentissement de l'inflation sans récession, note Lionel Melka, gérant chez Swann Capital. Cette bonne tenue de l'activité économique aux Etats-Unis écarte cependant la perspective de fortes baisses des taux directeurs de la Réserve fédérale (Fed) américaine.
Autre indicateur à scruter pour évaluer la bonne santé des économies nationales : les taux d'intérêt obligataires souverains, qui se tendaient ce jeudi. Ainsi, le rendement des emprunts américains à dix ans passait de 3,84% mercredi à 3,87% vers 17h55 (heure de Paris), réduisant l'écart avec le taux à deux ans (3,89%). Et les taux des Etats européens ont annulé leur repli du début de séance, observé après la publication d'un ralentissement de l'inflation en Espagne.
Le taux d'intérêt des emprunts de l'Etat allemand à dix ans était quasiment stable à 2,27%. Et celui à deux ans, l'échéance la plus sensible aux anticipations de politique monétaire, s'établissait à 2,35% vers 17h55 (heure de Paris), contre 2,38% mercredi.
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Enfin, côté matières premières, les cours du pétrole ont bondi vers 17h55 (heure de Paris), portés par la croissance du PIB américain. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord gagnait 1,22% à 79,61 dollars et le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain prenait 1,42% à 75,61 dollars. Quant à l'euro, il reculait de 0,32% à 1,1084 dollar.
(Avec AFP)
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