Malgré la chute de Nvidia à Wall Street, le CAC 40 dans le vert
Maxime Heuze avec AFP

L'indice vedette CAC 40 avançait de 0,66% vers 13H30, à 7.627 points.
Benoit Tessier
Maxime Heuze avec AFP

L'indice vedette CAC 40 avançait de 0,66% vers 13H30, à 7.627 points.
Benoit Tessier
[Article publié le jeudi 29 août, à 11h59, mis à jour à 13h34] La Bourse de Paris n'aurait-elle que faire de Nvidia? Au lendemain des résultats du géant technologique américain, l'indice vedette CAC 40 avançait de 0,66% vers 13h30, à 7.627 points. Mercredi, il avait terminé la séance en légère hausse de 0,16% à l'issue d'une séance aux volumes d'échanges plutôt faibles. Pourtant, mercredi soir, l'action de Nvidia a chuté de plus de 7% dans les échanges électroniques après la clôture de Wall Street.
Le champion des semi-conducteurs a fait état d'un chiffre d'affaires à 30 milliards de dollars pour la période allant de fin avril à fin juillet, soit nettement plus que les 28,8 milliards attendus par les analystes, selon un consensus établi par Factset. Par ailleurs, Nvidia table sur des revenus de 32,5 milliards de dollars au troisième trimestre, un chiffre également supérieur aux projections du marché, qui anticipait 31,7 milliards.
Néanmoins, le marché se demande désormais si Nvidia « a atteint le sommet », estime Neil Wilson, analyste de Finalto. « Il ne s'agit plus de dépasser les attentes, mais de les exploser », diagnostique Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown, auprès de l'AFP.
En deux ans, l'entreprise est ainsi devenue la deuxième capitalisation mondiale, autour de 3.100 milliards de dollars, derrière Apple. Le groupe pèse à lui seuil près de 6% de l'indice S&P 500, le plus important indice boursier au monde. Elle arrive même à se détacher, depuis le début de l'année, des autres fameuses « 7 magnifiques » (Amazon, Alphabet, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla) qui tirent la performance des indices S&P 500 et Nasdaq depuis la fin 2022.
Un coup de froid isolé qui a donc encore moins impacté les Bourses européennes ce jeudi, voire qui leur a peut-être servi. « Pour les gérants, ces prises de bénéfices sont l'occasion de sortir du marché américain qui a beaucoup monté depuis le début de l'année pour aller vers des marchés moins chèrement valorisés comme l'Europe », analyse Vincent Juvyns, économiste chez J.P Morgan AM.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Tout n'est pas rose néanmoins. « Il serait exagéré de dire que l'économie européenne va bien », nuance Vincent Juvyns. « Si la croissance tient au Etats-Unis, la situation est plutôt négative en Europe et encore plus en Chine », ajoute-t-il.
Les prochaines données seront donc cruciales pour connaître les tendances à venir sur le marché. Or, après un début de semaine calme, l'agenda économique des investisseurs s'accélère. Les marchés intègreront ce jeudi les chiffres d'inflation de l'Allemagne et de l'Espagne, le PIB de la Suède, ainsi que la confiance des consommateurs de la zone euro. Plus tard en séance, le PIB américain, les inscriptions hebdomadaires au chômage et les ventes de logements aux Etats-Unis sont également attendus.
À lire également
Parmi les banquiers centraux, le marché sera attentif aux prises de parole de Raphael Bostic de la Réserve fédérale (Fed) d'Atlanta, et de Philip Lane et Joachim Nagel de la Banque centrale européenne (BCE). Autant d'informations qui pourraient secouer les cours boursiers ces prochains jours.
(Avec AFP)
Maxime Heuze avec AFP
Pétrole : l'Irak anticipe un retour à la normale de sa production d'ici deux mois
Parcs éoliens et solaires : l’ombre de 2027 ouvre la perspective de « rachats à la casse »
Résistance aux antibiotiques : le CHU de Lyon en première ligne de la révolution des phages
Alstom, Forvia : des usines françaises passent à la défense en Allemagne