Le PIB américain plus haut qu'attendu au deuxième trimestre
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La croissance PIB américain au deuxième trimestre a été révisée à la hausse, à 3% en rythme annualisé, contre 2,8% (Photo d'illustration).
LUCY NICHOLSON
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La croissance PIB américain au deuxième trimestre a été révisée à la hausse, à 3% en rythme annualisé, contre 2,8% (Photo d'illustration).
LUCY NICHOLSON
Une bonne surprise pour l'économie américaine. La croissance du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis au deuxième trimestre a en effet été révisée à la hausse, à 3% en rythme annualisé, contre 2,8% initialement annoncés, selon la deuxième estimation du département du Commerce, publiée ce jeudi. Pour rappel, toujours en rythme annualisé, au premier trimestre, le PIB américain avait cru de 1,4%.
Par ailleurs, en la comparant au trimestre précédent, comme le font la plupart des économies avancées, sa croissance est de 0,8%, quand la première estimation était de 0,7%. Le rapport du département du Commerce a aussi indiqué une révision à la hausse de l'inflation américaine, à 2,5% contre 2,3%.
Dans la foulée de la publication de cet indicateur, la Bourse de New York réagissait plutôt bien lors de son ouverture. Vers 16 heures, heure de Paris, le Nasdaq décollait ainsi de 0,98%, le S&P 500 de 0,56% et le Dow Jones de 0,47%. Du côté du rendement des emprunts d'Etat américains à 10 ans, il remontait à 3,87% contre 3,83% mercredi en clôture.
Du côtés des grandes entreprises cotées, à l'exception de Nvidia, tous les géants américains de la tech connaissaient une forte progression ce jeudi, en particulier Microsoft (+2,05%) et Apple (+1,86%).
« Cette actualisation reflète notamment une révision à la hausse des dépenses de consommation », détaille le département du Commerce dans son communiqué.
Et ce, « alors que l'inflation se calmait, démontrant que nous avons atterri en douceur il y a quelques mois », selon lui, ce qui signifie que la banque centrale américaine (Fed) a réussi à faire baisser l'inflation sans faire plonger le pays dans la récession.
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Désormais, ajoute l'économiste, « les baisses de taux d'intérêt se font attendre ». Sur ce front, la Fed devrait normalement atténuer les inquiétudes. La semaine dernière, elle a signalé qu'elle devrait abaisser ses taux lors de sa prochaine réunion, les 17 et 18 septembre prochains. Sans doute de 0,25 point de base, selon l'immense majorité des analystes, notamment celle de l'outil de suivi FedWatch.
« Le temps est venu pour un ajustement de politique » monétaire, a ainsi confirmé vendredi dernier le patron de la Fed, Jerome Powell. « La direction à prendre est claire, le rythme des baisses de taux dépendra des données à venir, de l'évolution des perspectives et de l'équilibre des risques », entre maintien du plein emploi et contrôle de l'inflation, a-t-il complété lors de son traditionnel discours à Jackson Hole (Wyoming).
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Quoiqu'il en soit, le temps presse, car la crainte d'un fort ralentissement de l'économie américaine dans les mois à venir refait surface. Cette politique pèse sur l'activité économique, et, par conséquent, sur l'emploi. Le taux de chômage a ainsi grimpé à 4,3% en juillet, et les créations d'emplois de 2023 et début 2024 ont été revues en forte baisse.
(Avec AFP)
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