La devise russe est toujours sous pression. Mercredi 17 décembre, le rouble baissait de 3% dans les premiers échanges face au dollar, avant de se reprendre. Le dollar perdait un peu plus de 1% à 66,99 roubles, tandis que l'euro cédait 2,11% à 83,35 roubles.
Cette ouverture en dents-de-scie n'augure pas vraiment d'une franche orientation du rouble à la hausse et ce, malgré les actions musclées de la Banque centrale russe. Pour rappel, la devise russe a plongé de 30% entre lundi et mardi. Mardi 17 décembre, l'euro a franchi le seuil des 100 roubles.
Après avoir drastiquement augmenté son taux directeur de 650 points de base à 17% dans la nuit de lundi à mardi, nous apprenons ce mercredi matin qu'elle avait injecté, dès lundi, 2 milliards de dollars pour défendre la devise.
La Russie souffre de l'effondrement des cours du pétrole (70% des exportations, et 50% des recettes de l'Etat), et des sanctions internationales pour son implication dans le conflit en Ukraine. Les investisseurs craignent désormais que les autorités russes aient recours au contrôle des changes, un scénario considéré comme la solution ultime.
En Europe, des valeurs bien implantées en Russie ont été pénalisées par l'effondrement de la monnaie locale. Renault, qui détient 25% du marché automobile russe à travers sa propre marque, son allié Nissan mais également avec sa filiale Avtovaz (Lada) a perdu près de 7% en cinq jours. Société Générale, qui contrôle Rosbank, a également lâché 7% de sa valorisation sur la même période.
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Face à cette situation, les autorités européennes se sont voulues rassurantes. Mercredi matin, Danièle Nouy, présidente du conseil de supervision au sein de la Banque centrale européenne a déclaré sur Europe 1: