
TUI AG : Excessivement sanctionné ?
Opinion : Positive au dessus de 7.41 EURObjectif de cours : 8.2 EURStop de protection: 6.9 EUR
"Acheter la rumeur, vendre la nouvelle" énonce le célèbre proverbe boursier. C'est ce qu'il semble s'être produit cette semaine à la Bourse de Paris : le CAC 40 a accueilli l'élection d'Emmanuel Macron, le candidat favori des marchés, par une baisse de 0,9% lundi 8 mai et a terminé la semaine sur un repli hebdomadaire de 0,5%. Toutefois, les investisseurs avaient largement anticipé cette victoire pendant l'entre-deux-tours, l'indice parisien s'étant apprécié de 7,5%.
Derrière ces variations d'indice, il y a cependant une autre réalité, celle des flux investis dans les fonds en actions européennes. Or selon une étude publiée vendredi par Bank of America Merrill Lynch Global Research, s'appuyant sur les données d'EPFR Global, les fonds en actions européennes ont connu un afflux record de souscriptions nettes au cours de la semaine (les données étant arrêtées au 10 mai), soit un total de 6,1 milliards de dollars, du jamais-vu depuis les premiers relevés datant de 2000. Selon une autre source, Lipper, qui suit uniquement les fonds implantés aux États-Unis, ce serait en fait le record juste derrière celui de 1992.
Cela représente plus des deux tiers de l'ensemble des sommes investies dans les fonds actions dans le monde sur la semaine (8,8 milliards de dollars), les États-Unis n'ayant attiré que 2,4 milliards, les autres marchés le maigre solde. Un retour de balancier très visible sur le graphique après les incertitudes de début d'année et les effets du Brexit l'an dernier. Les stratégistes de Bank of America Merrill Lynch attribuent ce regain d'optimisme à la victoire du « centriste Macron » et estiment qu'il y a encore du potentiel. « Allez les flows » résume avec humour (en français dans le texte) le Financial Times.
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La tendance devrait donc se poursuivre. Le sentiment des investisseurs est clairement "bullish" (haussier) sur l'Europe, soulignent les stratégistes. Après des mois de défiance et de craintes sur la zone euro.