La Bourse de Paris trébuche encore sur fond d'inquiétudes politiques espagnoles

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La Bourse de Paris a de nouveau sombré dans un climat anxiogène lundi 28 septembre, entre la victoire indépendantiste en Catalogne, les suites du scandale Volkswagen et un indicateur américain décevant.
L'indice CAC 40 a perdu 2,76% (123,61 points) à 4.357,05 points, dans un volume d'échanges étoffé de 3,9 milliards d'euros. Vendredi, la cote parisienne avait terminé sur un bond de 3,07%.
Sur les autres places parisiennes, la Bourse de Francfort a perdu 2,12% et celle de Londres 2,46%. Par ailleurs l'Eurostoxx a reculé de 2,37%.
La cote parisienne a flanché dès l'ouverture, le scrutin catalan exacerbant la fébrilité d'un marché toujours fragile depuis les fortes turbulences de l'été. Et la descente n'a eu de cesse de s'accentuer au fil de la journée, aucune bonne nouvelle ne venant rééquilibrer les choses.
Même sans majorité des voix, les indépendantistes ont remporté une victoire aux élections régionales en Catalogne, qui pose un énorme défi au gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, à trois mois des législatives en Espagne.
Mariano Rajoy, s'est dit prêt lundi au "dialogue", mais toujours dans le cadre de la Constitution et jamais sur "la fin de l'unité de l'Espagne".
Du côté des indicateurs du jour concentrés outre-Atlantique, l'inflation est de nouveau restée modeste en août sur fond de faibles prix de l'énergie, tandis que les dépenses des ménages ont augmenté légèrement plus que leurs revenus sur le même mois. La déception est venue des chiffres des promesses de ventes de logements qui ont surpris les analystes en essuyant un net recul en août.
Sur le tableau des valeurs, tout le CAC 40 a fini dans le rouge.
Le secteur automobile a continué à souffrir après une semaine déjà difficile dans le sillage du scandale des moteurs truqués de Volkswagen qui chutait à la Bourse de Francfort. Peugeot a perdu 5,23% à 12,41 euros, Renault 4,66% à 62,18 euros, tout comme Valeo (-2,54% à 115,00 euros) ou Faurecia (-5,11% à 26,38 euros).
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ArcelorMittal a plongé (-8,26% à 4,62 euros) nettement affecté par les déboires de Glencore à la Bourse de Londres, avec une chute de plus de 30% de l'action du géant des matières premières, qui atteint son plus bas historique.
Rémy Cointreau a bondi de 4,29% à 56,34 euros, bénéficiant d'une recommandation sur le titre à "superformer" contre "performance du marché" par la même banque.
Airbus a perdu 3,08% à 52,49 euros et Atos 1,19% à 67,92 euros. La société française de services informatiques Atos et Airbus Defence and Space, une division de l'avionneur européen Airbus, ont annoncé la signature d'un accord de partenariat stratégique dans le domaine de la cyber-sécurité.
Engie (ex-GDF Suez) a reculé de 2,95% à 14,15 euros à la suite de l'incertitude planant sur le redémarrage prévu le 1er novembre de deux réacteurs belges exploités par une de ses filiales, Electrabel.
Edenred a perdu 0,82% à 14,50 euros en dépit d'une recommandation sur le titre à "acheter" contre "neutre" par la banque suisse UBS.
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Sanofi a reflué de 2,95% à 84,44 euros. Le groupe pharmaceutique et son partenaire américain Regeneron Pharmaceuticals ont annoncé avoir reçu le feu vert de la Commission européenne pour la mise sur le marché de leur médicament Praluent (alirocumab) contre l'hypercholestérolémie.
(Avec AFP)
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