Le CAC 40 décroche de 3,32%, au plus bas depuis février 2017
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Les Bourses européennes ont terminé en nette baisse ce jeudi 6 novembre, emportées par un regain d'aversion au risque en raison des craintes d'une aggravation des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, tandis que les cours du brut s'enfoncent dans le rouge. À Paris, l'indice CAC 40 a décliné de 163,91 points pour tomber à 4.780,46 points (-3,32%), au plus bas depuis début février 2017, dans un volume d'échanges très élevé, de 5,6 milliards d'euros. La veille, il avait fini en net recul de 1,36%.
L'ensemble des composantes du CAC 40 est dans le rouge. Atos en accuse la plus forte baisse (- 6,5%), suivi de Capgemini (- 6,42%).
À Londres, le Footsie a perdu 3,58% et le Dax allemand 3,48%. L'indice EuroStoxx 50 a cédé 3,31%, le FTSEurofirst 300 3,31% et le Stoxx 600 3,09% à 343,31 points, un plus bas depuis deux ans.
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Selon Andrea Tuéni, l'arrestation au Canada de la directrice financière du groupe chinois Huawei, qui semble compromettre la trêve dans la guerre commerciale sino-américaine annoncée ce week-end, ne permet pas à elle seule d'expliquer une telle débâcle des marchés actions.
Meng Wanzhou, directrice financière du géant chinois des télécoms, a été arrêtée le 1er décembre à Vancouver. Les Etats-Unis réclament son extradition et une audition pour sa remise en liberté conditionnelle doit avoir lieu vendredi, selon le ministère de la Justice canadien. Selon des informations de presse, Meng Wanzhou est soupçonnée d'avoir violé les sanctions américaines contre l'Iran.
La Première ministre britannique Theresa May a lâché un peu de lest jeudi pour tenter de convaincre des députés plus réticents que jamais d'adopter son accord de Brexit âprement négocié avec Bruxelles et débattu dans une atmosphère électrique au Parlement.
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À l'aversion au risque liée au commerce s'ajoute, en effet, la chute des cours du brut en raison des craintes d'une réduction plus faible que prévu de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses alliés.
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Au terme d'une journée de réunion à Vienne, l'Opep a conclu un accord provisoire de réduction de la production mais elle attend des nouvelles de la Russie avant d'en préciser l'ampleur, selon deux sources du cartel.
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(avec AFP et Reuters)
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