
TUI AG : Excessivement sanctionné ?
Opinion : Positive au dessus de 7.41 EURObjectif de cours : 8.2 EURStop de protection: 6.9 EUR
[Article publié à 16h20 et mis à jour à 22h30]
Nouveau record en Bourse pour Apple et pour le Dow Jones, l'indice vedette du New York Stock Exchange. La marque à la pomme a publié mardi soir des résultats trimestriels meilleurs que prévu et relevé ses objectifs : dans les premiers échanges à Wall Street mercredi, l'action Apple bondit de plus de 5,5% à plus de 158 dollars, portant sa capitalisation boursière, la toute première au niveau mondial, à plus de 820 milliards de dollars.
Le Dow Jones Industrial Average, le plus vieil indice boursier au monde, qui inclut 30 des plus importantes valeurs américaines (pas seulement industrielles), dont Apple, a profité de cette accélération pour passer le cap des 22.000 points qu'il n'avait encore jamais franchi de son histoire depuis 1896. Le Dow s'adjuge un peu plus de 0,30% à 22.029 points en début de séance. Il gagne plus de 11% depuis le début de l'année (deux fois plus que le CAC 40) et 23% sur un an (+18% pour l'indice parisien).
Le Dow, qui a oscillé en séance, a clôturé au-dessus des 22.000 points, sur un gain de 0,24% à 22.016,24 points.
Dans le rouge une partie de la séance, le S&P 500 a fini quasi inchangé (+0,05%) à 2.477,57 points, tout comme le Nasdaq à 6.362,65 points, tous deux proches de leurs plus-hauts historiques.
Donald Trump a cherché à s'en attribuer le mérite, en lançant mardi soir sur son compte Twitter :
Cette envolée des cours reflète-t-elle une bulle ? Faut-il craindre un nouveau krach ? Le débat est ouvert entre experts. L'économiste Marc Touati s'interrogeait début juillet sur l'existence de cycle de dix ans :
Le milliardaire Howard Marks, coprésident de la société de gestion alternative Oaktree Capital Management, vient de publier un long mémo passablement alarmant, dans lequel il évoque les précédentes crises financières, notamment celles de 2007 et 2000. Il s'inquiète des niveaux de valorisation (ratios cours-bénéfice du S&P 500 de 25 fois par exemple contre un niveau média historiquement de 15). Il appelle à une certaine prudence : "le risque est élevé, la perspective de retour sur investissement est faible".
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A l'inverse, Alan Greenspan, l'ancien gouverneur de la Fed, continue de penser qu'il n'y a pas de survalorisation sur les marchés actions et que le risque porte sur le marché obligataire.
Quand cette bulle éclatera, les taux d'intérêt à long terme remonteront. L'impact sera négatif aussi pour les marchés d'actions :
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Celui qui avait inventé l'expression d'"exubérance irrationnelle" en 1996, avec un peu trop d'avance sur l'éclatement de la bulle Internet, avait déjà mis en garde sur la valorisation trop élevée des marchés obligataires en décembre dernier.