Wall Street ouvre dans le rouge, pause ou inquiétude ?

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Le verdict du Comité de politique monétaire de la Fed, qui se réunit ces mardi et mercredi, est attendu avec une certaine inquiétude par les marchés. En effet, les traders ont beaucoup profité du soutien apporté par la Banque centrale américaine, qui a injecté de l'argent massivement dans les circuits financiers depuis le début de la pandémie pour s'assurer du bon fonctionnement des marchés et faciliter les emprunts des entreprises.
Le verdict du Comité de politique monétaire de la Fed, qui se réunit ces mardi et mercredi, est attendu avec une certaine inquiétude par les marchés. En effet, les traders ont beaucoup profité du soutien apporté par la Banque centrale américaine, qui a injecté de l'argent massivement dans les circuits financiers depuis le début de la pandémie pour s'assurer du bon fonctionnement des marchés et faciliter les emprunts des entreprises. (Crédits : Reuters)
"Le marché n'a fait que grimper depuis le 23 mars", explique un analyste pour justifier cette baisse qui voit notamment les compagnies aériennes, après des les belles progressions des dernières séances, plonger de plus de 10%. Mais il y a peut-être aussi une appréhension quant à l'issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed qui débute aujourd'hui, après les injections massives de la Banque centrale américaine dans les circuits financiers pour soutenir les marchés et l'investissement au plus fort de la crise du Covid-19.

La Bourse de New York reculait à l'ouverture mardi, les investisseurs marquant une pause après avoir fait grimper la veille le Nasdaq à un record et le S&P 500 à son niveau de début d'année.

Vers 14H05 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, cédait 1,36% à 27.197,64 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, perdait 0,39% à 9.886,38 points. Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, reculait de 1,13% à 3.195,89 points.

Une pause après le puissant rebond de 40% ?

Après un brusque effondrement entre fin février et fin mars, les indices se sont rapidement redressés, prenant chacun plus de 40%. Et ce, malgré la multiplication d'indicateurs montrant l'impact sévère des mesures imposées pour enrayer la pandémie de Covid-19 sur l'activité.

Lire aussi : Après le bond de Wall Street, Paris casse la barre des 4.600 points, l'automobile et l'aérien exultent

La Banque mondiale a encore estimé lundi que l'économie mondiale allait se contracter de 5,2% cette année.

Le Comité de datation des cycles économiques du Bureau national de recherche économique a de son côté affirmé que les États-Unis étaient entrés en récession dès février.

L'optimisme revient avec le redémarrage de l'économie

Mais les acteurs du marché se concentrent surtout sur le redémarrage progressif de l'économie au fur et à mesure du déconfinement dans les principales puissances économiques et misent sur le rebond de l'activité des entreprises.

Toutefois, fait remarquer Patrick O'Hare de Briefing, "personne ne doit vraiment être surpris" par le repli des indices mardi "dans la mesure où le marché n'a fait que grimper depuis le 23 mars".

L'inconnue du jour : la réunion du comité de politique monétaire de la Fed

"Il sera intéressant de voir si ce repli à l'ouverture est effacé en cours de journée, comme l'ont été les précédents replis, ou si le marché s'autorise un jour sans monter", ajoute l'expert. "Cette dernière option n'est absolument pas garantie dans la mesure où le marché sait très bien que le principal élément de sa progression, la Réserve fédérale, commence mardi une réunion de son Comité de politique monétaire".

Les traders ont en effet beaucoup profité du soutien apporté par la Banque centrale américaine, qui a injecté de l'argent massivement dans les circuits financiers depuis le début de la pandémie pour s'assurer du bon fonctionnement des marchés et faciliter les emprunts des entreprises.

L'institution se réunit mardi et mercredi, pour la première fois depuis le début de la levée des mesures de confinement aux Etats-Unis.

VALEURS : compagnies aériennes, croisiéristes, casinos à la peine

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait nettement, à 0,80387% contre 0,8752% lundi à la clôture.

Les secteurs qui avaient particulièrement progressé au cours des dernières séances étaient sous pression, comme les compagnies aériennes United Airlines (-11,7%), American Airlines (-11,9%) ou Delta (-10,7%).

Les croisiéristes étaient également dans le rouge, à l'instar de Norwegian Cruise (-13%) ou Royal Carribean (-10,3%), tout comme les groupes de casinos Wynn Resorts (-6,4%) ou MGM Resorts (-10%).

L'action du producteur de gaz naturel Chesapeake Energy a été suspendue par le New York Stock Exchange "dans l'attente d'informations". Selon l'agence Bloomberg, la société se prépare à un possible dépôt de bilan.

Le joaillier Tiffany, en cours de rachat par le géant français du luxe LVMH, prenait 2% après avoir fait part de ventes en baisse de 44% entre février et avril, quand la majeure partie de ses magasins étaient fermés. Le groupe a toutefois mis en avant la bonne tenue de ses ventes en Chine et sur internet.

La chaîne de grands magasins Macy's gagnait 0,5% après s'être assurée 4,5 milliards de dollars de nouveaux financements.

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Commentaires
a écrit le 10/06/2020 à 10:41 :
Non mais s'il vous plaît, avec une économie dévastée et une crise des liquidités il faut surtout nous expliquer comment ils font pour gagner toujours plus de blé toujours plus vite svp, non ?

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