En Lot-et-Garonne, le Père Noël s’appelle Center Parcs

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Dans sa dernière campagne de promotion, le groupe Pierre et Vacances annonce que "Center Parcs réinvente la magie de Noël". En Lot-et-Garonne, depuis quelques heures, Raymond Girardi, (re)croit au Père Noël. En l'occurrence pour la Communauté de communes des Coteaux et Landes de Gascogne (27 au total) qu'il préside, le sympathique bonhomme tout de rouge vêtu a pris l'apparence des dirigeants du groupe Pierre et Vacances puisqu'ils viennent de statuer sur la localisation exacte du Center Parcs lot-et-garonnais qui doit ouvrir ses cottages en 2019.
En vérité, Raymond Girardi, qui depuis quelques heures enchaîne les interviews pour évoquer le nouveau présent qui vient d'être déposé auprès d'un des résineux de la forêt des Landes de Gascogne, l'attend depuis plusieurs mois. Il a même tout fait pour qu'il figure sur la liste de ses cadeaux.
Une négociation dure, "mais correcte car tout le monde s'y retrouve au final". A 20.000 euros l'hectare, en effet, le tarif est intéressant pour les deux parties, vendeurs, comme acheteurs (Pierre et Vacances achète 82 hectares et le Conseil général 45 hectares). Avant d'imaginer le premier coup de pioche, Center parcs rappelle néanmoins que "si le site correspond à notre cahier des charges, une étude de faisabilité est lancée... on n'a pas encore définitivement signé... même si c'est bien parti".
Si aucune mauvaise surprise ne vient enrayer l'opération, au final ce Center Parcs représentera 170 M€ d'investissement pour le groupe Pierre et Vacances et les collectivités pour la création de 400 cottages qui vont s'étendre sur 127 hectares et générer 300 emplois. "Majoritairement des CDI et des emplois locaux" se félicite Raymond Girardi qui commence à faire ses comptes.
Ce qui fait dire à cet élu que sa Communauté de communes change désormais de statut.
L'élu parie sur l'attractivité des activités proposées par Center Parcs, comme "Aquamundo" espace aquatique de 12.000 m2, avec bassins intérieurs, extérieurs, spa... pour attirer des touristes qui peuvent se les offrir mais ne peuvent pas investir dans un séjour hôtelier complet au sein de Center Parcs. "Si les gîtes, chambres d'hôtes alentours se développent en nombre et savent jouer le jeu et être attractifs au niveau de leur tarifs, ils auront là des opportunités de business importantes !"
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En attendant, la Communauté de communes, qui va mettre un point d'honneur à accélérer la cadence sur l'évolution de son PLU (Plan local d'urbanisme) afin de favoriser le calendrier qui prévoit un lancement de travaux en 2016 et une ouverture fin 2018, début 2019, sort sa calculette.
Rien qu'en taxes de séjour, la fréquentation du Center Parcs va lui rapporter 200.000 euros par an. On ne parle pas des taxes sur le foncier bâti que vont générer les 400 cottages et les différents espaces public et sites d'accueil d'activités et services (qui n'appartiennent pas à Center Parcs mais sont la propriété d'investisseurs privés ou institutionnels, Center Parcs louant les locaux). "Nous sommes véritablement en train de changer de dimension économique", croit pouvoir dire Raymond Girardi. Noël mi-décembre, c'est sans doute cela la magie de Noël version Center Parcs.
Pascal Rabiller
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