Comment le Golf du Médoc est devenu le “meilleur de France”

Pascal Rabiller

Golf du Médoc
D.R

Pascal Rabiller

Golf du Médoc
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"Et le meilleur golf français est...". Quand, en octobre dernier, à l'issue de la première cérémonie des World Golf Awards, le jury international a désigné le parcours des Châteaux du Golf du Médoc, situé tout près de Bordeaux (commune du Pian-Médoc), comme lauréat de cette catégorie, il a récompensé un long travail entamé le 1er avril 1989 par les hommes d'affaires Jérôme Seydoux et Gérard Pélisson.
Un chemin emprunté dès la création du premier parcours (Les Châteaux, Par 71 de 6.576 m) quand les deux hommes se sont offerts les services du plus grand architecte américain de parcours de golf : Bill Corre. Deux ans plus tard, l'équipe de l'architecte remettait cela pour un deuxième parcours, celui des Vignes (6.220 m, Par 71).
Sélectifs, reconnus des meilleurs, les parcours n'ont cependant pas permis, dans un premier temps, au Golf du Médoc de décoller économiquement et de résister à la vague du golf touristique qui a été accompagnée du développement de "chaînes" de parcours jouant la carte des prix réduits, comme la chaîne de la marque Blue Green (20 parcours en France) par exemple.
Pour le directeur du golf, le choix était simple :
Le goût du challenge sportif du directeur et celui de la conquête des deux propriétaires expliquent la stratégie économique choisie. Elle fut offensive et rapide. Les trois hommes ont décidé de ne pas faire reposer l'attractivité du golf sur ces deux parcours seulement.
En mai 2007, un hôtel 4 étoiles M Gallery (Groupe Accor) de 79 chambres et suites, doté d'un spa de grand standing, a vu le jour à côté du club-house. Il a nécessité 11 M€ d'investissement. En 2013, c'est un "training Center", un centre d'entraînement quasi unique en France, qui est sorti de terre. Pour l'occasion, l'architecte américain des parcours a repris le chemin du Pian-Médoc.
Et surtout d'un équipement ultra moderne de caméras HD et d'un système Flyscope permettant d'analyser et de corriger les gestes techniques, de travailler la puissance et la précision des swings... Ce training center, qui a nécessité un investissement de 800.000 euros (somme qui est identique à celle nécessaire chaque année pour l'entretien du golf) s'est avéré rentable dès la première année.
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Aujourd'hui, le golf qui emploie 27 salariés, dont 15 jardiniers, compte 600 membres, et 20.000 golfeurs extérieurs (green fees), réalise 2,5 M€ de chiffre d'affaires (hors hôtel et restaurants) et poursuit encore sa montée en gamme avec des standards internationaux.
Cet hiver, il a attaqué un nouveau chantier, la remise à niveau de son club-house.
Des nouvelles prestations et une qualité d'accueil rehaussées qui ont mobilisé une enveloppe financière de 1,2 M€.
Une clientèle sportive qui reste au centre des préoccupations de la direction puisque les deux parcours 18 trous (qui accueilleront du 9 au 12 avril le "Grand Prix Schweppes PGA" rassemblant 10 des 12 meilleurs joueurs professionnels français), vont eux aussi faire l'objet d'un investissement lourd.
Pascal Rabiller
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