R&D : selon IGC, en 2050, maison se dit “Aïon”

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
"Jusqu'à maintenant, sous la houlette de la RT 2012 notamment, nous avons pensé l'avenir des maisons en fonction des consommations d'énergie, de l'environnement... souvent au détriment du confort des gens qui devaient vivre dedans. Désormais, notre volonté c'est de combiner les deux en travaillant, d'abord, sur le confort." Cet aveux, c'est Jacques Dufort, président du groupe girondin de construction IGC (142 M€ de CA 2014, 1.162 maisons livrées, 454 salariés en propre, 70 agences dans 16 départements du Grand Sud-Ouest), créé il y a 35 ans, qui le signe.
Son groupe consacre 1 % de son chiffre d'affaires annuel à la recherche et au développement de nouvelles solutions pour améliorer l'habitat individuel. IGC avait frappé un grand coup en construisant, il y a trois ans sur un terrain proche de son siège social de Beychac-et-Caillau, trois maisons identiques en apparence, mais pas en conception et isolation, qui constituent depuis de véritables laboratoires bourrés de capteurs permettant de valider, ou non, les systèmes constructifs déployés dans son catalogue de propositions.
Cette fois, c'est avec une maison virtuelle, un "concept house", qu'IGC pousse plus loin sa recherche. Aïon, c'est un peu la Tesla de l'automobile.
Science fiction en attendant 2050 ?
Doublement récompensé (Prix Concept House et le prix du jury de l'UMF), le projet Aïon est le prolongement naturel, pour le constructeur girondin, d'années de R&D et de collaborations avec plus de 37 partenaires industriels.
Pascal Rabiller
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