Ô Sorbet d’Amour, la glace déboule en Bourse

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
L'emploi du temps de Pascal Hamon est impressionnant. Dans moins de 24 heures, l'enseigne de glaces artisanales Ô Sorbet d'Amour qu'il dirige fera son entrée officielle en Bourse, sur le marché libre.
1 % de son capital, soit14.237 actions, sont proposés au cours de 7,08 €/action. Quelques heures avant cela il recevra un candidat à la master-franchise Ô Sorbet d'Amour pour la Suisse et l'Autriche. Un peu après encore c'est un candidat pour le déploiement de la marque aux USA qui se présentera à lui. Entre temps, ce dirigeant aura finalisé le recrutement d'un directeur de la production qui prendra ses fonction dans trois mois, et se mettra aussitôt en quête d'un DAF.
Dans cinq jours, les boutiques du Bassin d'Arcachon (Andernos et Le Moulleau) seront entièrement refaites et dotées d'un nouvel habillage en cohérence avec le nouveau logo de la marque mais d'ici là, un grand distributeur présent en Espagne et au Portugal devrait toquer à la porte de son bureau.
Bref, un an après avoir repris le glacier artisanal qui régale depuis 80 ans les habitués du Bassin d'Arcachon, Pascal Hamon lui a fait changer de planète.
Fin 2015 déjà, il annonçait la signature, auprès de Richfields Capital Ltd, d'une master franchise pour la Chine, Taïwan, Macao et Hong Kong portant sur l'ouverture de 300 boutiques en 4 ans (la première devrait ouvrir à Hong Kong avant la fin mars). Ô Sorbet d'Amour va chercher sur le marché libre (les souscriptions sont ouvertes depuis quelques jours) les moyens de sa conquête du Monde... mais pas seulement.
Un développement qui a un corollaire : Ô Sorbet d'Amour doit se doter d'un outil de production à la hauteur de ses objectifs. Le labo de La Teste est sous-dimensionné par rapport aux besoins qui vont se faire jour.
Ce laboratoire devrait à terme, d'ici 18 mois, s'étendre sur 3 à 5.000 m2. Des contacts sont en cours pour finaliser l'achat du terrain qui pourrait se situer à Gujan-Mestras, commune voisine de La Teste.
La société, qui a déjà renforcé son équipe de production, qui compte 12 personnes aujourd'hui, entend recruter encore dans les semaines et mois à venir.
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Prompt à se projeter dans l'avenir, Pascal Hamon compte sur le déploiement de l'enseigne à l'étranger, mais aussi en France - "l'accord avec Pomona nous ouvre les portes de 17 départements à ce jour, mais pourquoi pas toute la France demain ?" - pour envisager également le "coup d'après" en matière d'aventure boursière, que la société aborde actuellement avec l'aide de Champeil Asset Management et de Louis Thannberger.
"L'objectif, à terme, pour Ô Sorbet d'Amour c'est Alternext !", lâche celui qui compte, dans quelques jours également, s'impliquer, autant que son emploi du temps le lui permettra, au sein d'une instance nationale professionnelle, la Confédération française des glaciers français (CNGF).
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