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Ô Sorbet d'amour, la glace qui fond sur la France et l'Europe

Photo de Pascal Rabiller

Pascal Rabiller

Publié le 11 août 2015 à 13:45 - Mis à jour le 12 août 2015 à 15:02

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Arrivé en région bordelaise en 2005 après une première carrière réussie dans la restauration d’entreprises et après s'être fait un nom dans la gastronomie bordelaise, Pascal Hamon a fait l'acquisition du glacier Ô Sorbet d’amour. Une marque originaire du Moulleau (33) au potentiel de déploiement en franchise, en France et en Europe, qui surprend l'homme d'affaires.

C'est sans doute parce qu'il préside à la destinée de la société Aquitaine Affaires et Conseils, sorte d'agence immobilière spécialisée en CHR (Cafés Hôtels Restaurants), qu'il sait repérer "les belles endormies" du monde de la restauration.
C'est sans doute aussi parce qu'il leur applique une recette qui marche que Pascal Hamon réussit, en quelques années à doubler ou tripler leur chiffre d'affaires tout en redorant leur image de marque.
Son secret ?

"Je ne sais pas trop... Le sens de l'animation, de la communication, des recrutements. Ma famille et mon épouse, Nathalie, qui ont accepté beaucoup de sacrifices pour que j'aille au bout de mes rêves d'entrepreneur", assure Pascal Hamon.

Face au succès d'Ô Sorbet d'amour, Chémoi devra attendre

Après avoir littéralement "renfloué" le Café maritime, à Bordeaux, revendu depuis, puis sauvé de l'oubli, et de l'ennui aussi, le restaurant Les Tamaris, à Andernos-les-Bains, c'est à l'ascension du restaurant le K2 à Gradignan qu'il s'est attaqué en 2013, année qu'il a aussi choisie pour tenter de faire décoller le Bistrot de l'Aviation, à Mérignac, tout en remportant la course à la gestion du restaurant de l'Hippodrome du Bouscat.
Et puis, comme cela ne suffisait pas, il a récemment réalisé deux acquisitions simultanées. Un restaurant de plus à Mérignac, le "Chémoi ", brasserie à la carte des vins tarifée pour être hyper attractive - "Nous ne margeons quasiment pas" - et au design réalisé par le dessinateur bordelais Jofo. Un lieu qui a été pensé, dès sa création, pour devenir, en cas de succès, une franchise.
Si le test "Chémoi" est concluant, son déploiement en franchise devra cependant attendre. Car c'est une autre marque qui mobilise toute l'énergie de Pasca Hamon et de son équipe.
Cette marque, c'est Ô Sorbet d'amour, société acquise en mars dernier auprès d'Olivier de Labarre, propriétaire pendant trente ans du glacier créé en 1935 au Moulleau (commune d'Arcachon).

En juillet dernier, les ventes de glaces Ô SOrbet d'amour (ici à Bordeaux place du Parlement) ont progressé de 20 % par rapport à juillet 2014.

3 nouveaux points de vente en 5 mois

"Je rêvais vraiment de diriger cette belle société, bâtie dans le respect du bon produit, par un perfectionniste du goût. J'ai été très heureux de convaincre Olivier et sa famille de la pertinence de mon projet."

Avec un projet de développement accéléré de la franchise Ô Sorbet d'amour entamé sous l'ancienne direction.

"Grâce à elle, j'ai les clefs d'un outil magnifique, au potentiel énorme. J'ai gardé toutes les compétences internes, pour avoir à me concentrer uniquement sur le développement de la marque."

Un développement qui se voit déjà. A Bordeaux par exemple, une nouvelle franchise a émergé (rue Porte-Dijeaux), et une autre suivra, dès le 8 octobre, dans le programme immobilier et commercial du centre de Bordeaux "Promenade Sainte-Catherine". Un point de vente à emporter, dévolu aux litres de glaces et aux produits préparés, est en train de voir le jour à Mérignac "sur un axe très passant qui va permettre aux clients d'emporter nos pots de glaces et desserts chez eux ou chez leurs amis le plus simplement du monde".  
Comme c'était prévu initialement, toute la France est dans le collimateur du glacier, à commencer par la ville voisine Toulouse, à l'aéroport dans le cadre d'une boutique "test" éphémère qui est actuellement déployée Hall D et dirigée par la fille de Pascal Hamon, puis en ville où la marque est déjà présente sur un point de vente.
Un déploiement vitesse grand V, qui bénéficie, d'une saison estivale 2015 idéale et qui se traduit, commercialement, par une progression, en juillet dernier, de 20 % des ventes à périmètre constant par rapport à juillet 2014 (Chiffre d'affaires annuel 2014 : 1,7 M€), et qui fait dire à Pascal Hamon :

"En moins de six mois nous avons déjà créé 3 franchises. Nous avons 9 boutiques actuellement, bientôt 10. Quand j'ai pris le contrôle de Ô Sorbet d'amour, je disais que dans cinq ans, nous aurions 50 points de vente en France, tous situés dans des emplacements de premier rang... Je vais devoir réviser ce chiffre à la hausse tant les demandes sérieuses de franchises sont importantes et alors même que nous n'avons pas encore communiqué sur notre franchise, ce que nous nous apprêtons à faire... Maisil faut reconnaître que nous sommes véritablement pris de vitesse par l'engouement suscité par notre marque !", assure Pascal Hamon. "Nous sommes bien partis pour prendre des positions dans les plus grandes villes de France, comme Paris, Lyon, toutes les grandes stations balnéaires, comme, ici en Aquitaine, à St-Jean-de-Luz.

Ô Sorbet d'amour à la conquête du Portugal

Un engouement qui dépasse, plus vite que prévu là aussi, les limites de l'Hexagone. Il y a 24 heures, Pascal Hamon était en déplacement au Portugal, pays d'origine de son épouse Nathalie, pour y répondre aux premières sollicitations d'investisseurs intéressés par la marque girondine et un ticket d'entrée dans la franchise qui n'excède pas 25.000 euros.

"Nous étudions l'implantation de plusieurs boutiques, à Porto et Funchal notamment. Les contacts démarrent tout juste, mais les perspectives sont bonnes. D'autres pays européens sont également dans le scope. Nous sommes régulièrement sollicités mais nous devons temporiser un peu et surtout sélectionner les franchisés. Nous devons nous assurer qu'ils sont dans notre dynamique. Nous cherchons des vrais entrepreneurs, qui souhaitent ouvrir entre deux et trois points de vente au moins. Cette stratégie s'appuie sur le fait que depuis notre site de production de La Teste, largement dimensionné pour répondre à notre croissance, nous sommes capables d'alimenter leurs magasins n'importe où dans l'Hexagone, ou en Corse - où nous avons ailleurs des contacts - et n'importe où en Europe."

En parallèle à ce déploiement géographique, la société qui gère Ô Sorbet d'amour, qui compte aujourd'hui une cinquantaine de salariés et qui recrute pour son siège de La Teste (33), - "après avoir renforcé le top management, de la communication, marketing je suis actuellement à la recherche d'un ou une responsable achats senior" - précise Pascal Hamon, compte également développer sa présence sur d'autres marchés, comme celui de la CHR. Les glaces Ô Sorbet d'amour entendent bien s'inviter sur les cartes des restaurants, et notamment des plus grandes tables :

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"L'excellence de nos produits, de nos approvisionnements, peut nous permettre de valoriser les menus des restaurateurs avec notre marque."

Il faut reconnaître que la glace au caviar aquitain Sturia peut tenir la route sur la carte des grands chefs...

Pascal Rabiller

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