Ô Sorbet d'amour, la glace qui fond sur la France et l'Europe

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
C'est sans doute parce qu'il préside à la destinée de la société Aquitaine Affaires et Conseils, sorte d'agence immobilière spécialisée en CHR (Cafés Hôtels Restaurants), qu'il sait repérer "les belles endormies" du monde de la restauration.
C'est sans doute aussi parce qu'il leur applique une recette qui marche que Pascal Hamon réussit, en quelques années à doubler ou tripler leur chiffre d'affaires tout en redorant leur image de marque.
Son secret ?
Après avoir littéralement "renfloué" le Café maritime, à Bordeaux, revendu depuis, puis sauvé de l'oubli, et de l'ennui aussi, le restaurant Les Tamaris, à Andernos-les-Bains, c'est à l'ascension du restaurant le K2 à Gradignan qu'il s'est attaqué en 2013, année qu'il a aussi choisie pour tenter de faire décoller le Bistrot de l'Aviation, à Mérignac, tout en remportant la course à la gestion du restaurant de l'Hippodrome du Bouscat.
Et puis, comme cela ne suffisait pas, il a récemment réalisé deux acquisitions simultanées. Un restaurant de plus à Mérignac, le "Chémoi ", brasserie à la carte des vins tarifée pour être hyper attractive - "Nous ne margeons quasiment pas" - et au design réalisé par le dessinateur bordelais Jofo. Un lieu qui a été pensé, dès sa création, pour devenir, en cas de succès, une franchise.
Si le test "Chémoi" est concluant, son déploiement en franchise devra cependant attendre. Car c'est une autre marque qui mobilise toute l'énergie de Pasca Hamon et de son équipe.
Cette marque, c'est Ô Sorbet d'amour, société acquise en mars dernier auprès d'Olivier de Labarre, propriétaire pendant trente ans du glacier créé en 1935 au Moulleau (commune d'Arcachon).
En juillet dernier, les ventes de glaces Ô SOrbet d'amour (ici à Bordeaux place du Parlement) ont progressé de 20 % par rapport à juillet 2014.
Avec un projet de développement accéléré de la franchise Ô Sorbet d'amour entamé sous l'ancienne direction.
Un développement qui se voit déjà. A Bordeaux par exemple, une nouvelle franchise a émergé (rue Porte-Dijeaux), et une autre suivra, dès le 8 octobre, dans le programme immobilier et commercial du centre de Bordeaux "Promenade Sainte-Catherine". Un point de vente à emporter, dévolu aux litres de glaces et aux produits préparés, est en train de voir le jour à Mérignac "sur un axe très passant qui va permettre aux clients d'emporter nos pots de glaces et desserts chez eux ou chez leurs amis le plus simplement du monde".
Comme c'était prévu initialement, toute la France est dans le collimateur du glacier, à commencer par la ville voisine Toulouse, à l'aéroport dans le cadre d'une boutique "test" éphémère qui est actuellement déployée Hall D et dirigée par la fille de Pascal Hamon, puis en ville où la marque est déjà présente sur un point de vente.
Un déploiement vitesse grand V, qui bénéficie, d'une saison estivale 2015 idéale et qui se traduit, commercialement, par une progression, en juillet dernier, de 20 % des ventes à périmètre constant par rapport à juillet 2014 (Chiffre d'affaires annuel 2014 : 1,7 M€), et qui fait dire à Pascal Hamon :
Un engouement qui dépasse, plus vite que prévu là aussi, les limites de l'Hexagone. Il y a 24 heures, Pascal Hamon était en déplacement au Portugal, pays d'origine de son épouse Nathalie, pour y répondre aux premières sollicitations d'investisseurs intéressés par la marque girondine et un ticket d'entrée dans la franchise qui n'excède pas 25.000 euros.
En parallèle à ce déploiement géographique, la société qui gère Ô Sorbet d'amour, qui compte aujourd'hui une cinquantaine de salariés et qui recrute pour son siège de La Teste (33), - "après avoir renforcé le top management, de la communication, marketing je suis actuellement à la recherche d'un ou une responsable achats senior" - précise Pascal Hamon, compte également développer sa présence sur d'autres marchés, comme celui de la CHR. Les glaces Ô Sorbet d'amour entendent bien s'inviter sur les cartes des restaurants, et notamment des plus grandes tables :
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