"Il faut redonner de la valeur à l'idée" (Alexandre Chusseau, Agence Seppa)

Mikaël Lozano

Agence Seppa, Floirac
Agence Seppa

Mikaël Lozano

Agence Seppa, Floirac
Agence Seppa
Une agence de communication ? Alexandre Chusseau, directeur conseil associé de l'Agence Seppa, repousse d'une main ferme :
Seppa intervient sur des sujets diversifiés, publics ou privés, mais bien identifiés : "Le lancement d'une marque territoriale ou d'une campagne d'image pour un site touristique, de l'influence autour d'un projet de territoire clivant, campagnes d'activation pour des banques ou des promoteurs immobiliers... Notre expertise va de la définition d'une stratégie à l'analyse data pour des collectivités, des industriels... On fait très peu de pub au sens de la série Mad Men", sourit Alexandre Chusseau.
Le directeur conseil associé de l'agence Seppa (3,7 M€ de CA) analyse les tendances qui ont bousculé le marché de la communication ces dernières années :
Autre tendance : "Le développement technologique et l'essor du numérique a entrainé une baisse du conseil aval donné au client. Nos métiers ont souffert de la perte de reconnaissance de l'idée. Il nous faut tous sortir de cet enfermement technologique et redonner de la valeur à l'idée, donc au métier. Or, la technologie mais aussi la pub via les influenceurs sur les réseaux sociaux, les relations presse, l'événementiel... ne sont que des outils, pas des centres stratégiques. Sans occulter la question du retour sur investissement, les clients doivent revenir dans les agences y chercher de l'idée, de la créativité, du jus de cerveau. Le bon mix doit reposer sur la prestation intellectuelle et sur le ROI."
Alexandre Chusseau observe également avec intérêt les mutations des formes des acteurs de la communication :
"Avant 2008, il y avait à Bordeaux beaucoup d'agences et de collectifs, complète Mathilde Matuchet, directrice conseil associée. Il y a eu un gros écrémage, catastrophique. C'est très bien que de nouvelles structures, de nouvelles formes voient le jour."
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Dernier point : la défiance des annonceurs parisiens vis-à-vis des prestataires régionaux s'est-elle estompée ? "Pour les acteurs parisiens, la LGV nous aide car la proximité, à 2 heures de train, est un vrai atout pour eux, relève Alexandre Chusseau. C'est pour être au plus près d'eux que nous avons un bureau de trois personnes à Paris. Cela reste difficile d'émerger dans un secteur très concentré à Paris, au moins le temps d'obtenir la première référence. Les cabinets conseil en choix d'agences de communication ont encore tendance à poser très rapidement la question : « Avez-vous un bureau à Paris ? » Mais ce parisiannisme a tendance à se lisser."
Mikaël Lozano
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