Spécialisée dans la fabrication d’aliments pour jeunes animaux, la société Bonilait a lancé un investissement de 12 millions d’euros dans un nouveau bâtiment sur son site de Chasseneuil-du-Poitou (Vienne) afin de doubler sa production.Filiale du groupe laitier Sodiaal, Bonilait produit des aliments destinés à de jeunes animaux (veaux, agneaux, chevreaux...). Avec la construction d'un nouveau bâtiment sur son unité poitevine, le leader national du marché souhaite diversifier sa gamme en intégrant le segment des chiens et chats et augmenter ses parts de marché à l'international. Dans cet atelier de 3.600 m2 seront produits des aliments à base de poudre de lait, lactosérum et divers ingrédients mis au point en interne par l'équipe de nutritionnistes en collaboration notamment avec l'Inra (Institut national de la recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement).
Une tour de 43 mètres de haut
Ce site, le plus important de Bonilait, est complété par trois unités situées dans le Cantal, le Puy-de-Dôme et en Vendée. Il constitue le plus important site en Europe en terme de séchage de lactosérum avec ses quatre tours de ré-engraissement, un atelier de mélange et un dédié au conditionnement. L'entreprise commercialise 140.000 tonnes par an d'ingrédients laitiers et d'aliments d'allaitement dans plus de 50 pays.
Les travaux chiffrés à 12 millions d'euros ont démarré mi-janvier par la construction d'une tour de 43 mètres conçue par Cécia Ingénierie (50 salariés, chiffre d'affaires de huit millions d'euros). Ce cabinet créé en 1982 et spécialisé dans l'agro-alimentaire est basé à Poitiers et est une filiale du groupe Idec. L'équipement, qui a nécessité cinq ans de réflexion en amont pour l'entreprise, va permettre de porter la production de 34.000 tonnes par an à plus de 50.000.
"Cette tour de mélange de poudre de lait en béton de 43 mètres sera desservie par six niveaux", explique Martial Rivet, directeur de projet à Cécia. "Elle accueillera tout un process gravitaire de cuveries, mélangeuses et process techniques. Les contraintes sont compliquées car il faut étayer sous les planchers de manière provisoire à chaque niveau et la tour doit être montée en même temps que le process industriel. La difficulté est de réussir à bâtir un bâtiment autour des process technologiques définitifs en inox déjà en place avec, parfois, la réalisation de poutres, murs ou autres ouvrages structurels à quelques centimètres d'où la nécessité de les protéger."