Le Girondin Péna Métaux va recycler les compteurs électriques d'Enedis

Jean-Philippe Déjean

Jean-Philippe Déjean
Le groupe girondin Péna, à Mérignac (Bordeaux Métropole), un leader néo-aquitain du recyclage industriel, annonce qu'il vient d'être retenu par le groupe Enedis (ex-Electricité réseau distribution France -NDLR) pour recycler les anciens compteurs électriques.
Selon lui le groupe extrait chaque mois des déchets industriels collectés 2.000 tonnes de métaux non ferreux et près de 1.800 tonnes de produits issus des déchets électriques et électroniques. Le groupe familial Péna, qui est implanté au sud du Brésil (Péna Brasil), mais aussi en Guyane française (Ipes), compte une dizaine de sociétés pour un chiffre d'affaires consolidé de plus de 63 M€ l'an dernier, avec 154 salariés.
Le marché des compteurs électriques avec Enedis ne va pas changer la face du groupe girondin, puisqu'il devrait générer une centaine de tonnes mensuelles de produits valorisables, mais comme le souligne le PDG, "c'est un beau contrat". En plus de son activité métaux, le groupe Péna fabrique également, sur un autre site, à Saint-Jean-d'Illac (Gironde), du compost à partir du traitement des ordures ménagères.
"Nous avons déposé un brevet sur le traitement des ordures ménagères pour en faire du compost. Nous arrivons à récupérer 80 % de matière organique recyclable. Nous récupérions 2.000 tonnes de matière recyclable par mois" précise le PDG qui a mis au point un modèle d'unité de compostage clé en main baptisé Adonis Evoluteam.
Vue de l'unité de compostage Adonis Evoluteam, de l'arrivée des produits à trier et recycler (1) au stockage de chaque lot de produit fini (6) en passant par la fermentation en enceintes closes (3).
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L'ensemble des activités de recyclage est également à l'origine de la production de combustibles de substitution qui alimentent les cimenteries à raison de 2.500 tonnes par mois. Ces combustibles sont fabriqués à partir de matériaux indésirables, qu'il s'agisse de PVC, plastique, bois, tissus...
Son nouveau centre en recherche et développement sera largement consacré aux besoins de fabricants qui viennent tester leurs machines sur place.
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