L'association de tourisme social Azureva, connue jusqu'en 2001 sous le nom de Vacances-PTT, et spécialisée dans l'exploitation de 38 villages et résidences de vacances en France, traverse la tempête depuis plusieurs années, et a présenté il y a quelques semaines un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui prévoit de supprimer 253 CDI sur les 395 que compte la structure sur le territoire. Soit 64 % des effectifs.
En Languedoc-Roussillon, Azureva exploite 7 sites : La Malène (48), Le Grau du Roi (30), Cap d'Agde (34), Font Romeu (66), Argelès-sur-Mer (66), Saint-Cyprien (66), Sigean (11). Le PSE se traduira en région par la suppression de 38 CDI sur les 50 existant.
Du côté des saisonniers (environ 1 200 au niveau national), l'impact va également être important.
Comment la structure en est-elle arrivée là ? Elle a d'abord subi un nouveau contexte : avec les 35 heures, les modes de vacances des Français ont évolué et le choix de ce type de village-vacances s'est réduit. Dans le même temps, internet a généré une vive concurrence.
En 2005 déjà, le comité d'entreprise avait déposé un droit d'alerte, « mais aucune mesure n'avait été prise », rappelle la représentante syndicale. Suivi d'un second en 2014, la dette de l'entreprise ayant atteint les 50 M€ en douze années de recul constant.
Des négociations ont été ouvertes avec les organisations syndicales (FO et la CFDT). La consultation du comité d'entreprise prendra fin le 29 janvier 2015. Pour l'heure, les villages-vacances d'Azureva sont fermés. Les premières réouvertures vont se faire le 20 décembre pour les sites en zones de montagne, et en avril pour les sites de bords de mer.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Qu'espèrent les syndicats ?
Sur les 253 postes supprimés, Azureva propose 137 postes en reclassement. Mais en CDD.
À lire également
Les premiers départs volontaires pourraient avoir lieu en mars 2015, et les licenciements intervenir fin mai, début juin 2015. Soit en plein dans le démarrage de la saison. « Azureva compte beaucoup sur l'acceptation des salariés de passer de CDI en CDD, ce qui n'est pas acceptable... », conclut la syndicaliste.