Comment les pêcheurs veulent donner aux jeunes l’envie d’embarquer
Nelly Barbé
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Photo d'illustration
Sa.Tho.An
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Un contrat de filière pêche vient d'être signé entre l'État, la Région Occitanie, le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins d'Occitanie, ainsi que le Centre d'étude pour la promotion des activités lagunaires et maritimes (Cepralmar). Le premier du genre en France. De nombreux défis sont à relever par cette filière aux 605 bateaux et 895 pêcheurs. Parmi eux, celui du renouvellement des générations ou comment donner aux jeunes « l'envie d'embarquer ».
« On se cherche, on essaye d'être imaginatifs », confie Emmanuel Bassinet, secrétaire général du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) Occitanie. À l'instar de cet escape-game pédagogique imaginé par le CRPMEM Occitanie et proposé dans les collèges côtiers.
Présent sur les forums des métiers, le CRPMEM Occitanie cherche à intéresser des étudiants mais aussi des personnes qui souhaitent se reconvertir.
Car le temps commence à être compté, alerte Emmanuel Bassinet : « On constate une érosion du nombre de pêcheurs. 50% d'entre eux ont plus de 45 ans et vont partir à la retraite dans les dix ans à venir. Plus de 80% de ces pêcheurs exercent leur activité dans le cadre d'entreprise individuelle, c'est-à-dire qu'ils sont généralement tout seuls. À nous de trouver une solution pour faire venir la nouvelle génération ».
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En commençant par redonner de l'attractivité aux métiers de la pêche, trop souvent regardés, selon le secrétaire général du CRPMEM Occitanie, à travers le spectre du « pêche-bashing » (destruction des fonds marins, espèces menacées, etc.) ou des contraintes de la profession comme les (longues) heures de travail. Pour Sylvain Pelegrin, directeur du lycée de la mer Paul Bousquet à Sète (près de 300 élèves et étudiants), il s'agit aussi un phénomène générationnel : « Les jeunes ne font pas toute leur vie dans un seul métier. Résultat : on cherche constamment des marins-pêcheurs. Selon des études nationales, avant 2000, un marin-pêcheur exerçait son activité pendant 35 ans en moyenne. Après le confinement, on est tombé à 15 années pour en être aujourd'hui à 7 ou 8 ans ».
Nelly Barbé