Schneider Electric Montpellier : des salariés en grève de la faim
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Les salariés du site de Schneider Electric à Lattes sont en grève depuis le 14 janvier dernier.
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Les salariés du site de Schneider Electric à Lattes sont en grève depuis le 14 janvier dernier.
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L'usine Schneider Electric de Lattes, à côté de Montpellier, produit des ampoules à vide pour disjoncteurs et contacteurs ainsi que des disjoncteurs, et c'est aussi là que se trouvent les services après-vente des équipements en fin de vie.
Depuis la mi-septembre, les 80 salariés héraultais savent que la direction du groupe a décidé de fermer le site, officiellement dans le cadre d'une réorganisation d'une partie de son activité de production moyenne tension en France en raison d'une forte baisse d'activité depuis plusieurs années. Mais les salariés dénoncent une volonté de délocaliser l'activité sur Aubenas et en Inde.
Un PSE devait être signé fin janvier, en vue d'une fermeture du site en juillet prochain. En pleines négociations sur les conditions de départ, les salariés réclament une prime de préjudice de 25.000 euros que la direction refuse de leur accorder. Le 14 janvier, à l'appel de l'intersyndicale CGT, FO et CFDT, ils ont entamé une grève nuit et jour devant les grilles de l'entreprise, et ce lundi 18 janvier, deux d'entre eux ont même entamé une grève de la faim.
Une nouvelle rencontre entre la direction et les syndicats était prévu ce 18 janvier au soir pour discuter du montant de cette prime.
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Les élus communistes de la Ville de Montpellier ont fait circuler un courrier ce même jour, pour déclarer inacceptable qu'« une entreprise qui bénéficie de plusieurs millions d'euros d'argent public à travers le crédit impôts recherche et dont l'indice CAC40 a augmenté de 20% sur 2020 malgré la crise, se permette de délocaliser la production ».