Etienne Charrieau, le médecin malgré lui
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Etienne Charrieau, médecin malgré lui.
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Etienne Charrieau, médecin malgré lui.
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Les chiens ne font pas des chats. Les médecins donnent souvent naissance à des serviteurs du bien commun. En 1984, Étienne Charrieau n'échappe pas à la règle et, son bac en poche, entre à l'université Paris Sud. « Je ne voulais pas pratiquer la médecine, raconte-il. Heureusement, j'ai découvert que je pouvais entrer en deuxième année d'école de commerce après concours. » Le voici donc à l'Essec en 1992, en « management de projet », avant d'en sortir diplômé en 1994 pour finir ses études de médecin généraliste : « J'ai quand même fait mes deux ans d'internat », tient-il à souligner. Après douze ans d'études, il devient consultant, pendant douze ans aussi. Parmi ses missions, il est notamment directeur de la clinique Floréal, à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, de 2003 à 2006. « Elle était en redressement judiciaire, cela m'a fait comprendre le fonctionnement d'une petite société. »
Puis, en 2007, un ami l'informe que Patrick Devedjian, qui vient de succéder à Nicolas Sarkozy à la tête du conseil général des Hauts-de-Seine, veut le voir. Élu à Antony depuis 1989, Étienne Charrieau connaît bien celui qui le reçoit trois jours plus tard. « Il me dit : "J'ai besoin de votre aide. Je cherche quelqu'un qui sache gérer, mettre en oeuvre nos politiques sociales, et surtout en qui j'ai confiance." Je n'avais pas de nom à lui donner jusqu'à ce qu'il me réponde : "Eh bien, ce sera vous." Il m'a donné quarante-huit heures pour me décider et c'était parti. »
Du jour au lendemain, il quitte donc l'univers du conseil pour prendre la direction du pôle Solidarités du département 92, soit 700.000 euros de budget, 3.000 agents et 50 dispositifs. « Les fonctionnaires n'ont pas l'image que veulent leur donner les caricaturistes, note-t-il. Nous avons travaillé tous ensemble à rendre les choses plus cohérentes et plus adaptées. » L'élu Arnaud de Courson, conseiller départemental depuis 2011, se souvient d'un Étienne Charrieau « extrêmement didactique », qui a « réussi à montrer que la productivité existe dans le monde de la fonction publique ».